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les auteurs

Bruno Généré
né à Paris en 1958



Ingénieur et directeur technique
photographe autodidacte
Vit à Nîmes depuis 1989
bruno.genere@free.fr
 

Marc Genevrier 
Ingénieur de formation
traducteur indépendant
en allemand et anglais
Passionné de grand format
et familier du numérique
marc.genevrier@wanadoo.fr 

 

Guillaume Péronne
né en 1968
architecte
photographe d'architecture
 guillaume.peronne@free.fr

 

 

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
www.nature-morte.fr

 

 

 

Cet article représente
les minutes d'une communication
faites par les auteurs
 au 3ème Congrès de
la Photographie Haute résolution
 organisé par Pierre Stringa
à Montreux en Septembre 2007

 

 

Partie I - Analyse
les conditions d'une image lente


Partie II - Expérimentation
construire une image lente

Partie III - Discussion
2 images lentes ? 

 

Lenteur et photographie :
une tentative d’exploration
Partie II - Expérimentation : construire une image lente

L’idée est simple : essayer de construire une image de manière systématique à partir des éléments de lenteurs identifiés dans notre première partie.

En somme, il s’agit de combiner dans la même image des expressions directes de la lenteur et d'utiliser une construction maniérée et tous les artifices susceptibles de forcer le regard à ralentir.

L'idée est d'assembler des "bouts d'images" pour former une image lente.

Construction

On part d’un sujet en contemplation ou dans l’ennui, un peu cérémonieux (chemise noire) et avec beaucoup de vide autour de lui :

(Contemplation, vide)

Ajoutons un élément directement lié à notre thématique. L’horloge introduit explicitement la notion de temps. Et le regard est presque obligé de faire l’aller-retour entre le personnage et l’horloge, donc un parcours de lecture obligé.

(Contemplation, vide, temps, parcours)

Ajoutons maintenant une table et un deuxième personnage. La table renforce le côté cérémonieux et crée une passerelle entre les deux personnages. La situation est devenue en fait plus difficile à comprendre. Le parcours du regard est également plus complexe, avec une sorte de jeu en triangle.

(contemplation, vide, temps, parcours, énigme, cérémonial)

Ajoutons quelques objets sur la table, tous plus moins liés à une métaphore de la lenteur, la lenteur de la connaissance, la lenteur du vieillissement des livres et de la ruine. Le petit animal est à la fois énigmatique et – éventuellement – évocation directe de lenteur : animal rapide arrêté, animal en train de brouter, etc. (même s’il ne s’agit que d’un jouet). Enfin on a fermé le fond par une toile pour essayer d’arriver à une photographie.

(contemplation, vide, temps, parcours, énigme, cérémonial, maniérisme, vieillissement).

On peut aussi juger que le rideau, fermant l'arrière-plan, ôte à l'image beaucoup de son effet de vide. On pourrait donc garder le rideau mais ouvrir la contemplation du personnage de gauche sur le vide de la nuit (d'une pierre deux coups !)


(contemplation, vide, nuit, temps, parcours, énigme, cérémonial, maniérisme, vieillissement).

Premier bilan

Il ne s’agit que d’un montage, mais on aurait pu faire la même photographie « pour de vrai ». Pour autant, les avis sont partagés. On se rend compte qu’en accumulant les éléments de lenteur, on risque d’arriver à une image incompréhensible. Peut-être notre sujet était-il mal choisi ? Néanmoins, il est intéressant de poursuivre encore un instant pour se demander : jusqu’où peut-on aller ?

Nous avons ajouté un troisième personnage à droite qui porte un objet (précieux) et complexifie encore un peu la scène. Le visage du deuxième personnage prend peut-être plus de poids et de sens.

 

Plus lent ? Moins lent ?

Autant d’éléments nouveaux, donc autant de parcours supplémentaires possibles dans l’image (temps de lecture allongé)

Globalement pourtant, on peut dire qu’on est à la limite de la rupture. Difficile d'imaginer qu'on puisse encore ajouter plus de symboles de lenteur. L'image est lente à lire, mais pourrait devenir illisible - on ne comprend plus.

Un élément supplémentaire et la tâche pourrait vraiment devenir insurmontable pour l'observateur. D’ailleurs, certains de nos lecteurs ont probablement déjà lâché prise !

Pour d'autres, l’image peut paraître plus intéressante que la précédente, plus lente.

 

Conclusion : tout cela est très fragile, on peut difficilement conclure autrement qu’au cas par cas. Et dans tous les cas, l’effet va dépendre du spectateur – est-il prêt à nous suivre ou non ?

 

Lire aussi :
Lenteur et photographie :
une tentative d’exploration
Partie I - Analyse : les conditions d'une image lente
Partie III - Discussion : 2 images lentes ?

 

dernière modification de cet article : 2007

 

 

   

 

 

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