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Maisons et Provence
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25 ans de mise en archives de lieux qu’on m’offre à visiter, avec bienveillance et respect. Attitude réciproque, je ne vois dans ces belles propriétés que de beaux objets, du bon travail, un sentiment de bien-être. Et je ne cesse, en tant que photographe, d’y rechercher des bonnes lumières dans de bons cadrages. Et, en tant que Directeur Artistique d’une revue spécialisée qui a un public fidèle, à partager honnêtement, ma curiosité et mon admiration pour ces objets réussis. L’exemple par la transmission de cette mémoire visuelle doit servir d’inspiration. Photo = Lumière, Graphie = Dessin. Les sujets d’étude de la trace humaine sur Terre sont infinis et les angles sous lesquels on souhaite partager ses réflexions, ses convictions, sont nombreux, c’est une question de choix, de parti pris. D’autres projets d’études sont dans mes tiroirs mais j’aime aller jusqu’au bout d’un chemin, au lieu de me disperser. Merci de finir la formulation de votre question (circonspecte ?), par ma position de « combattant ». Je la prends positivement, pour rappeler la force et l’énergie qu’il faut maintenir en vue de mener un projet d’édition cohérent à maturité. Les personnages sont rarement présents dans votre Sud. Pour l'étranger pourtant, l'homme du Sud parle haut et fort, s'exhibe, et... est finalement très présent. Pourquoi cette absence dans vos images?Réponse au premier degré, en fonction du titre du magazine commanditaire en question : « Maisons et Décors Méditerranée » Deuxième réponse, ne pas se fier aux apparences, ces premières images montrées ne résument pas l’ensemble de mes archives. Ni la maquette en gestation…Je pense avoir prés de 300 portraits d’artisans, de décorateurs, de cuisiniers gastronomiques, avec leurs créations, ce pourrait être un autre livre… Troisièmement, d’autres revues présentent certains heureux propriétaires, au milieu du reportage, ce qui est un autre parti pris respectable, quand ce n’est pas un renvoi de communication en « show-business ». Le voyeurisme télévisuel populiste ne me séduit pas, si je montre des personnes, c’est les travailleurs, les créatifs qui ont générés ces images. Mais encore une fois, la maquette du livre est en cours… Et ma passion de l’image a commencé avec un grand prix Polaroïd des jeunes photographes de Grandes Ecoles en 1979, suivi d’une première exposition de …portraits, galerie La Prévôté, à Aix. Autre réponse, ce livre personnel de Martial Maurette Photographe, Auteur, va avoir une ligne différente du magazine qui a servi de base stratégique pour ce projet au long cours. Aujourd'hui le Sud-Est de la France est en pleine expansion économique. Pensez-vous que cette expansion menace la possibilité de trouver encore cette vie du Sud qui vous tient à cœur ?Si j’étais bon en économie, je ne serais pas un photographe idéaliste et rêveur. Pourquoi l’expansion économique porterait-elle atteinte à la réalisation de belles propriétés ? Il me semble aujourd’hui, que c’est cet engouement pour ce bien-être très marqué culturellement par des traditions historiques pluralistes, qui en font l’attrait. Je me sens parfaitement à l’aise pour photographier le Pavillon Noir de Ricciotti, observant les danseurs de Preljocaj, pour ensuite aller lire Giono sur le sommet de Lure, en écoutant Philip Glass. Au passage, un détour par le Musée Granet, re-scénarisé façon contemporaine, autour de l’exposition Cézanne, pour finir par étudier le livre de Robert Franck, « Story Lines »…ou bien « L’enfer » de James Natchwey. L'expansion économique profite aussi à ce foisonnement culturel ! Regardez les œuvres de Denis Brihat, de Jean-Pierre Sudre, de Hans Sylvester, de Yann Arthus-Bertrand, de Jeff Wall, de Stéphane Couturier, de Lucien Clergue, d’Atget !
dernière modification de cet article : 2007
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