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l'auteur

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
www.nature-morte.fr

 

Veuillez noter :
Il nous est extrêmement difficile de réunir les autorisations nécessaires à la présentation des photographies originales dans le texte et nous n'avons pas de budget pour la rémunération des ayant-droits. Le principe que nous suivons pour l'illustration des articles est le suivant : les auteurs des articles peuvent utiliser, sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source (...) les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées. Nous nous conformons en cela aux textes en vigueur (voir en particulier sur ce site : http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/exceptions.htm). Si vous contestez l'utilisation faite d'une photographie, merci de bien vouloir nous en informer. Nous retirerons aussitôt la photographie incriminée des illustrations.

 

 

Hommage à
Mathew Brady

 


Gerrit Smith, New-York, 1861

 

Mathew Brady a pratiqué les daguerréotypes dans les années 1840,  les ambrotypes et les plaques huminds et le papier salé dans les années 1850, les épreuves d'albumine dans les années 1860. Doué d'une grand talent et d'un immense sens de la publicité, il développe très rapidement son activité au sein d'un studio organisant bien plus la prise de vue et la communication qu'il ne prend lui-même les photographies ou ne développe ses négatifs.

Son studio, quoiqu'ayant été déplacé et agrandi à plusieurs reprises, a toujours été situé en plein Broadway, centre commercial et politique de New York, qui passe de 1840 à 1860 de 312.000 à 814.000 habitants.

 


Celeste Revillon Winans, Washington, 1858

 

Brady fait transformer dès le début ses daguerréotypes en lithographies et en gravures sur plaque de métal afin de distribuer ses images par le réseau des imprimeurs. Il collabore avec les magazines de son époque et avec plusieurs peintres qui sont chargés de mettre en couleur les portraits exposés dans son studio. Dans New-York montante, c'est chez lui que viennent se faire photographier les hommes et les femmes qui comptent.

Piégé par la Guerre de Sécession (1861-65), sur les images de laquelle il croit pouvoir investir massivement, et dont les Américains ne voudront plus qu'effacer le mauvais souvenir, il est criblé de dettes et ne remontera la pente que dans les années 1890, avec l'arrivée d'une jeune génération pour laquelle la guerre n'évoque plus de mauvais moments mais un héroïsme de bon aloi.

 


John Henry Hopkins, New York, vers 1857

 

Les grands portraits de Brady que nous présentons ici veulent montrer une nature héroïque : celle des hommes et des femmes d'un pays en train d'écrire l'histoire ; ils apparaissent avec des traits nobles et déterminés, la mâchoire sévère et l'œil dominateur. La photographie, tout comme la Nation Américaine, est elle aussi en train de se faire, et les portraits de Brady intègrent les colonnes, les livres et les tentures de Damas directement empruntés aux registres de la peinture, alors seule autorité artistique valide pour le jugement des images.

L'exposition compte sur la lumière naturelle, mais les formats sont vastes - les négatifs font jusqu'à 60x50cm - et les matières photographiques encore peu sensibles. Il s'agit donc de poser les mains des modèles sur des supports qui les maintiendront fixes, ou d'en masquer le tremblement en demandant aux illustres personnages de les placer dans leurs poches.

L'importance du format implique également la gestion difficile d'une profondeur de champ limitée. Le spectateur voit dans ces portraits l'héroïsme et la puissance d'esprit des pères de la Nation Américaine. Le photographe à la chambre grand format admire également la façon dont Brady a su accrocher l'éternité de ses images à des positions extrêmement précaires et bien difficiles à tenir pour ses modèles : un œil exercé les voit trembler encore...

 


Winfield Scott, New York, 1861

 

Bibliographie


Mathew Brady, par Mary Panzer
ISBN 0-7148-9164-9, Illustrations Noir et blanc, Phaïdon
(toutes les illustrations de l'article proviennent de ce livre)

 

Mathew Brady, photographe de Lincoln
L'harmattan, 2004, Collection Champs Visuels, Format 14cm x 22cm
ISBN 2747568679, EAN 978-2747568678
229 pages - pas d'illustrations
 

 


Coffret 5 pionniers de la photographie en 5 volumes : Manuel Alvarez Bravo, Eadweard Muybridge, Martin Chambi, Daido Moriyama, Mathew Brady Amanda Hopkinson

 

 

 

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pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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