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Pierre Movila

Né à Amiens en 1958
Vit et travaille à Toulouse depuis 1996
 Médecin spécialisé en imagerie biomédicale
 et traitement d'images (CEA)
 puis fondateur de l'agence de communication ELIXIR à Toulouse
qu'il co-dirige en tant que directeur artistique
 Photographe depuis les années 70
passionné d'art contemporain
il pratique depuis une vingtaine d'années
la photographie plasticienne
 et plus récemment le video-art
Expose en France et à l'étranger depuis 1993
Pour en savoir plus : www.movila.org
 pierre@movila.org

 

 

 


 

 

 

 

Le Printemps de Septembre à Toulouse
l’édition 2006

Par Pierre Movila

 

Avec l’automne revient le Printemps. Pour la cinquième année, Toulouse accueille son festival du visuel dans tous ses états,
du 22 septembre au 15 octobre 2006.

 

 
L’affiche du Printemps de Toulouse, édition 2006

Sous la direction artistique de Jean-Marc Bustamante  pour la troisième et dernière fois, la tendance de la programmation déjà amorcée depuis plusieurs années se confirme : il s’agit de plus en plus d’un festival d’art contemporain au sens large, dépassant largement le cadre strict d’un festival de la photo, ou même de l’image. Mais même si les installations, performances, sculptures, vidéos se sont progressivement faites la part belle dans les lieux d’exposition, il y a toujours une place réservée à la photographie dans le Printemps. Et pour un photographe curieux de son époque, matière à voir des choses nouvelles pour renouveler son inspiration plasticienne !

Il s’agit incontestablement d’un festival de rang international, ce qui se confirme par la présence toujours plus importante de spectateurs et de médias étrangers.

Je vous propose un petit tour en images du Printemps 2006 réalisé lors de la soirée d’inauguration. Pour plus de détails sur le festival, consultez le site officiel : www.printempsdeseptembre.com .

 

Rappelons-le car cela devient rare : le Printemps de Septembre est un festival entièrement gratuit, ouvert chaque jour et jusque tard dans la nuit les week-ends.

 


L’entrée du Musée d’art contemporain des Abattoirs


Le musée des Abattoirs

Le Printemps de Toulouse investit chaque année le centre ville, avec des expositions dans les lieux les plus prestigieux comme le Cloitre des Jacobins, le centre du Bazacle, la maison éclusière, l’Hôtel Dieu, et bien-sûr la célèbre galerie photographique du Château d’Eau et le Musée des Abattoirs. Le spectacle ne se limite pas aux espaces traditionnels d’exposition puisqu’on peut assister à des performances musicales et vidéo en plein air, et voir des œuvres « monumentales » projetées sur des bâtiments célèbres comme le Pont Neuf ou les berges rempart de la Garonne.


Le centre de Toulouse mis en lumière pour le Printemps
(ici la façade de l’Hôtel Dieu)

Clou du spectacle en plein air cette année : l’emballage du Pont Neuf transformé en structure tubulaire par un astucieux trompe l’œil en bâches imprimées. Egalement très remarqué, la projection aux dimensions paysagères d’un défilé animé en silhouette de rats blancs le long des murs des quais de la Garonne. 


Le Pont-Neuf transformé en structure tubulaire par Peter Kogler


Performance de musiques électronique dans les Jardins Raymond VI


Vidéoprojections géantes et mixages audios


Les quais de la Garonne

Comme les dernières années, une grande partie des expositions est installée dans le vaste Musée des Abattoirs qui y dédie tout son rez-de-chaussée et le sous-sol. L’œuvre la plus remarquée par ses dimensions est la sculpture mobile d'Anish Kapoor, énorme masse de cire rouge pétrie par un bloc décrivant un mouvement circulaire lent.


La sculpture animée monumentale de l'artiste indien
Anish Kapoor aux Abattoirs


La masse de cire rouge modelée
par un monolithe en mouvement


Vidéo A Morir de l’artiste Miguel Angel Rios, aux Abattoirs


Une des salles de projection « vidéo-art »

Les vidéos et projections de films ont une part belle dans le festival et bénéficient de vastes espaces de présentation, notamment à l’Hôtel-Dieu où sont projetées près d’une dizaine de séquences sur de grands écrans panoramiques dans la Salle des Colonnes.


Mannequin et spectateurs (Andro Wekua)


Peinture de Dana Schutz


Projections des films des films de Julian Rosefeldt
dans la Salle des Colonnes de l’Hôtel-Dieu


Birdwatching , sculpture vivante de l’artiste Alex Hanimann


Les Graffitis de Lawrence Weiner


La forêt de banderilles de Joe Scanlan (Fake Nonsites)


Les sculptures de Olivier Blanckart,
réfugiées dans la Galerie du Château d’Eau


Un étrange papier peint qui donne envie de marcher dessus


Mobilier d’artiste constitué de toiles de peintre



Mise en scène de Gert Verhoevendans
dans la Chapelle de l’Hôtel-Dieu (fountain)


Œuvre sonore à coté des images végétales de
Rodney Graham (Stanley Park Cedar)

 

Et la photographie dans tout ça ? 

Eh bien, elle n’est pas en reste et se joue soit en minimalisme, soit en gigantisme. Version mini, on peut voir une série étonnante de Mel Ramsden/Michael Baldwin, photos annotées dans des cadres alignés serrés, formant  un ensemble qui est une œuvre en soi. Version maxi, les tirages brillants et sombres (presque un hommage à Pierre Soulages) de Markus Schinwald, et les caissons lumineux monumentaux de Rodney Graham. Du grand format et de la haute résolution qui confèrent au tour de force technique.


Les magnifiques tirages « laqués » et obscurs
de Markus Schinwald


Série photo mini mais très longue des artistes
Mel Ramsden et Michael Baldwin


En caisson lumineux et en diptyque,
l’œuvre équestre et photographique de Rodney Graham

Cette année encore, le Printemps aura réussi à nous surprendre. Certains crieront au scandale devant quelques œuvres, mais c'est certainement le signe qu'elles ne sont jamais innocentes (les œuvres). Sans doute faut-il considérer avant tout la dimension ludique de ces expositions, et c'est là peut être une des principales réussites du Printemps : proposer à tous de se confronter à la création contemporaine la plus avant-gardiste sans pour autant sur-intellectualiser les messages et en laissant une grande liberté au spectateur. On s'amuse bien au Printemps, et c'est là l'essentiel.

 

     
     
   

Dernière mise à jour : 2006

 

 

tous les textes sont publiés sous l'entière responsabilité de leurs auteurs
pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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