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l'auteur

Pierre Movila

Né à Amiens en 1958
Vit et travaille à Toulouse depuis 1996
 Médecin spécialisé en imagerie biomédicale
 et traitement d'images (CEA)
 puis fondateur de l'agence de communication ELIXIR à Toulouse
qu'il co-dirige en tant que directeur artistique
 Photographe depuis les années 70
passionné d'art contemporain
il pratique depuis une vingtaine d'années
la photographie plasticienne
 et plus récemment le video-art
Expose en France et à l'étranger depuis 1993
Pour en savoir plus : www.movila.org
 pierre@movila.org

 

Voir aussi l'article

Rencontres de la Photographie
Arles 2005
Carnet de visite d’un spectateur
1ère partie : Arles mode d'emploi

 


 

 

 

 

Rencontres de la Photographie d’Arles 2005

Carnet de visite d’un spectateur - 2ème partie : les expositions

Par Pierre MOVILA

 

Les Rencontres de la Photographie 2005, ce sont 50 expositions dans toute la ville (sans compter les expos off…). Inutile de dire qu’il faut prévoir du temps si vous venez en Arles cet été. Voici dans ce bref article un aperçu de ce qu’on peut découvrir aux RIP cette année (le programme officiel uniquement). Il s’agit évidemment d’une sélection arbitraire qui n’a comme but que de vous donner l’envie de voir le reste !

Un des avantages de venir visiter les expos des RIP, c’est que vous y bénéficiez d’une vue panoramique de l’actualité photographique. En effet, les expos présentées aux RIP sont souvent des expos itinérantes que l’on retrouvera un peu partout en Europe dans l’année qui suit. Et puis, contrairement à trop de festivals ou expositions présentées ailleurs, il y a beaucoup de photographies à voir !

Par quoi commencer ?

Si vous n’avez qu’une journée à consacrer aux RIP, je vous recommande d’aller directement aux Ateliers SNCF. C’est là que se trouve la plus grande concentration d’images à voir, en tous cas pour les séries les plus contemporaines (j’y reviens plus loin).
Si vous êtes plutôt images «classiques», rendez-vous en priorité à l’Espace Van Gogh pour visiter l’expo «Dancing Bear - collection de W.M. Hunt». Il s’agit d’une collection d’une richesse inouïe : vous pourrez y contempler quelques images de référence en tirages originaux qui vont de Man Ray, Brassaï jusqu’à des auteurs plus récents. A voir également, Pentii Sammallahti au premier étage de la chapelle St Martin du Méjan, cela devrait vous plaire…

 


Collection W.M. Hunt

 


Collection W.M. Hunt

 

Amateur d’installations et de multimédia ? Alors, visitez en priorité l’église des Frères Pêcheurs. L’exposition Miguel Rio Branco devrait vous ravir. Il s’agit d’une mise en scène dans un espace très sombre où se côtoient des installations lumineuses et des projections sur des voiles comme suspendus dans les airs, le tout sonorisé de manière obsédante.

 


Exposition Miguel Rio Branco


Eglise des Frères Pêcheurs

 

Vous croyez aux valeurs sûres ? Je vous recommande d’aller voir la très belle exposition des œuvres de Sarah Moon, installée dans la Maison de la Roquette. On y trouve les plus beaux clichés de la série des contes pour enfants au fil des différentes pièces d’une maison de maître restaurée et emplie de soleil.

Vous ne jurez que par le grand format ? Allez voir l’expo Barry Frydlender à l’Eglise Sainte Anne.

Vous avez de l’humour : vous pourrez redécouvrir les moines délirants de Joan Fontcuberta au Cloitre de l’Archevêché.

Enfin, vous êtes amateur de clichés historiques ? On ne vous a pas oublié : allez voir l’exposition «Restaurer la Montagne» au Musée d’Arlatan, et aussi «photographies des expositions universelles à Paris de 1867 à 1900» à la Commanderie Sainte Luce. Beaucoup de charme pour la première série, et de l’étonnement garanti pour la seconde.

L’année du Brésil

A moins d’avoir passé les dernières semaines sur Mars, vous ne pouvez ignorer que nous somme en 2005 dans l’année consacrée au Brésil. Plusieurs expos s’y réfèrent : voyez celles du Palais de l’Archevêché, notamment l’expo Carlos Bippus. Vous pourrez découvrir d’autres photographes brésiliens au Ateliers SNCF.

Les Ateliers SNCF

Ce vaste complexe industriel à l’abandon offre aux RIP l’espace dont ils avaient besoin depuis des années. Le lieu en lui-même vaut la visite : une succession de hangars et de terrains vagues, avec des épaves de matériel roulant et des machines rouillées un peu partout. Quatre hangars sont consacrés aux expositions. Les images sont grandes et trouvent leur dimension idéale dans un dédale de panneaux peint en blanc qui forme un véritable parcours initiatique. A noter : un des hangars propose une longue (voir les photos ci-dessous) exposition de livres de photos. Inutile de chercher à en emprunter un, ils sont vissés sur la table ! Un conseil : prévoyez une bouteille d’eau pour vous ravitailler en cours de visite. Il peut faire très très chaud sous les tôles des hangars.

 


L’espace extérieur des Ateliers SNCF

 


Des livres par centaines à consulter sur place



A l’autre bout de la table…

 


L’étonnante série de David Tartakover

 


Emouvant : la série Why Mister, Why ?

 


La série Arab Queen Bees

 


Checked Bagages (Christien Meinderisma) : quelques uns des 3264 objets pris aux passagers de l’aéroport de Schiphol aux contrôles de sécurité

 


L’étonnante série d’Annet van der Voort sur le rituel d’habillage quotidien

 


Des tables objet-photo…

 


Un des rares installations des RIP : un petit projecteur qui écrit des mots avec de la lumière

 


Images virtuelles ? Non, images gravées par un faisceau laser !

 


Un des thèmes des RIP : le portrait

 


Projection des autoportraits de stars présentés par Denis Rouvre

 


No Limit : entrée de l’expo consacrée au images numériques dans tous leurs états

 

Et n’oubliez pas…

Il y a des images un peu partout dans la ville. Se réduire à celles qui sont dans les salles d’expo serait un peu réducteur ! Il suffit parfois de lever le nez…

 

 

Pour en voir plus…

Voici deux vues panoramiques qui vous donneront une idée de l’échelle des expos !

 

     

2005 : une bonne cuvée ?

Bien sûr d’une année à l’autre on peut être étonné, déçu, ravi, ou très en colère devant les expositions proposées par les RIP. Mais jamais indifférent. Cette année encore, l’offre est vaste et très diverse. Il est impossible de rendre compte de toute sa variété. Ce que je peux vous dire en synthèse, c’est que 2005 offre encore une fois de belles surprises. Alors, pourquoi n’envisageriez-vous pas 2 ou 3 jours en Arles cet été ? Vous avez jusqu’au 18 septembre pour vous décider.

 

Voir aussi l'article

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1ère partie : Arles mode d'emploi

 

 

     
   

Dernière mise à jour : 2005

 

 

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