Rencontres de la Photographie d’Arles 2005
Carnet de visite d’un spectateur - 2ème partie : les expositions
Par Pierre MOVILA
Les Rencontres de la Photographie 2005, ce sont 50 expositions dans
toute la ville (sans compter les expos off…). Inutile de dire qu’il faut
prévoir du temps si vous venez en Arles cet été. Voici dans ce bref
article un aperçu de ce qu’on peut découvrir aux RIP cette année (le
programme officiel uniquement). Il s’agit évidemment d’une sélection
arbitraire qui n’a comme but que de vous donner l’envie de voir le reste
!
Un des avantages de venir visiter les expos des RIP, c’est que vous y
bénéficiez d’une vue panoramique de l’actualité photographique. En
effet, les expos présentées aux RIP sont souvent des expos itinérantes
que l’on retrouvera un peu partout en Europe dans l’année qui suit. Et
puis, contrairement à trop de festivals ou expositions présentées
ailleurs, il y a beaucoup de photographies à voir !
Par quoi commencer ?
Si vous n’avez qu’une journée à consacrer aux RIP, je vous
recommande d’aller directement aux Ateliers SNCF. C’est là que se trouve
la plus grande concentration d’images à voir, en tous cas pour les
séries les plus contemporaines (j’y reviens plus loin).
Si vous êtes plutôt images «classiques», rendez-vous en priorité
à l’Espace Van Gogh pour visiter l’expo «Dancing Bear - collection de
W.M. Hunt». Il s’agit d’une collection d’une richesse inouïe : vous
pourrez y contempler quelques images de référence en tirages originaux
qui vont de Man Ray, Brassaï jusqu’à des auteurs plus récents. A voir
également, Pentii Sammallahti au premier étage de la chapelle St Martin
du Méjan, cela devrait vous plaire…

Collection W.M. Hunt

Collection W.M. Hunt
Amateur d’installations et de multimédia ? Alors, visitez en
priorité l’église des Frères Pêcheurs. L’exposition Miguel Rio Branco
devrait vous ravir. Il s’agit d’une mise en scène dans un espace très
sombre où se côtoient des installations lumineuses et des projections
sur des voiles comme suspendus dans les airs, le tout sonorisé de
manière obsédante.

Exposition Miguel Rio Branco

Eglise des Frères Pêcheurs
Vous croyez aux valeurs sûres ? Je vous recommande d’aller
voir la très belle exposition des œuvres de Sarah Moon, installée dans
la Maison de la Roquette. On y trouve les plus beaux clichés de la série
des contes pour enfants au fil des différentes pièces d’une maison de
maître restaurée et emplie de soleil.
Vous ne jurez que par le grand format ? Allez voir l’expo
Barry Frydlender à l’Eglise Sainte Anne.
Vous avez de l’humour : vous pourrez redécouvrir les moines
délirants de Joan Fontcuberta au Cloitre de l’Archevêché.
Enfin, vous êtes amateur de clichés historiques ? On ne vous a
pas oublié : allez voir l’exposition «Restaurer la Montagne» au Musée
d’Arlatan, et aussi «photographies des expositions universelles à Paris
de 1867 à 1900» à la Commanderie Sainte Luce. Beaucoup de charme pour la
première série, et de l’étonnement garanti pour la seconde.
L’année du Brésil
A moins d’avoir passé les dernières semaines sur Mars, vous ne pouvez
ignorer que nous somme en 2005 dans l’année consacrée au Brésil.
Plusieurs expos s’y réfèrent : voyez celles du Palais de l’Archevêché,
notamment l’expo Carlos Bippus. Vous pourrez découvrir d’autres
photographes brésiliens au Ateliers SNCF.
Les Ateliers SNCF
Ce vaste complexe industriel à l’abandon offre aux RIP l’espace dont
ils avaient besoin depuis des années. Le lieu en lui-même vaut la visite
: une succession de hangars et de terrains vagues, avec des épaves de
matériel roulant et des machines rouillées un peu partout. Quatre
hangars sont consacrés aux expositions. Les images sont grandes et
trouvent leur dimension idéale dans un dédale de panneaux peint en blanc
qui forme un véritable parcours initiatique. A noter : un des hangars
propose une longue (voir les photos ci-dessous) exposition de livres de
photos. Inutile de chercher à en emprunter un, ils sont vissés sur la
table ! Un conseil : prévoyez une bouteille d’eau pour vous ravitailler
en cours de visite. Il peut faire très très chaud sous les tôles des
hangars.

L’espace extérieur des Ateliers SNCF

Des livres par centaines à consulter sur place

A l’autre bout de la table…

L’étonnante série de David Tartakover

Emouvant : la série Why Mister, Why ?

La série Arab Queen Bees

Checked Bagages (Christien Meinderisma) : quelques uns des 3264
objets pris aux passagers de l’aéroport de Schiphol aux contrôles de
sécurité

L’étonnante série d’Annet van der Voort sur le rituel d’habillage
quotidien

Des tables objet-photo…

Un des rares installations des RIP : un petit projecteur qui
écrit des mots avec de la lumière

Images virtuelles ? Non, images gravées par un faisceau laser !

Un des thèmes des RIP : le portrait

Projection des autoportraits de stars présentés par Denis Rouvre

No Limit : entrée de l’expo consacrée au images numériques dans
tous leurs états
Et n’oubliez pas…
Il y a des images un peu partout dans la ville. Se réduire à celles
qui sont dans les salles d’expo serait un peu réducteur ! Il suffit
parfois de lever le nez…

Pour en voir plus…
Voici deux vues panoramiques qui vous donneront une idée de l’échelle
des expos !
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