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l'auteur

Andreas Gursky est né à Leipzig en 1955. Il a été l'élève à Düsseldorf du couple Bernd et Hilla Becher, photographes méticuleux et classiques de l'Allemagne postindustrielle. Il repère dans le monde entier des sites précis offrant une composition grandiose et classique. Il demande les autorisations, installe sa chambre et photographie. Les images sont retravaillées en numérique, dans le sens du dépouillement. Au tirage une grande marge blanche est intégrée à la photographie. Le succès de ses compositions fait de Gursky un des photographes les plus chers du monde avec des images comme Sans Titre V, Nike (1997) qui a franchi la barre des... 700 000 € !

 

 

Veuillez noter :
Il nous est extrêmement difficile de réunir les autorisations nécessaires à la présentation des photographies originales dans le texte et nous n'avons pas de budget pour la rémunération des ayant-droits. Le principe que nous suivons pour l'illustration des articles est le suivant : les auteurs des articles peuvent utiliser, sous réserve que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source (...) les analyses et courtes citations justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d’information de l’œuvre à laquelle elles sont incorporées. Nous nous conformons en cela aux textes en vigueur (voir en particulier sur ce site : http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/exceptions.htm). Si vous contestez l'utilisation faite d'une photographie, merci de bien vouloir nous en informer. Nous retirerons aussitôt la photographie incriminée des illustrations.

 

 

Andreas GURSKY 
ou la photographie du grandiose

par Henri Peyre

Andreas Gursky,
Uni Bochum, 1988,
99,5 x 138,5 cm

Andreas Gursky,
Ruhrtal,
174 x 223 cm

Andreas Gursky offre les images abouties de ce que peut être un travail à la chambre dans le format géant et avec utilisation du retraitement numérique pour amélioration de la qualité des images. On est au sommet des moyens techniques utilisables et la réalisation n'appelle aucune critique.

Le choix des sujets non plus.

Gursky parcourt le monde afin d'y dénicher ce qui peut convenir à la réalisation de clichés grand spectacle. Toujours il s'agit d'évoquer un rapport d'échelle opposant le détail à une structure infiniment supérieure. Le détail est souvent l'homme et la structure infiniment supérieure une architecture dont les lignes dépouillées le plus possible vont par leur rigueur et leur composition simplifiée s'opposer au fourmillement de la masse.

En cela la photographie de Gursky dérange autant qu'elle séduit. Certaines photographies relèvent du simple vertige, d'autres, plus récentes, évoquent une véritable fascination pour les phénomènes de foule et le multiple. Ce sont les photographies où la structure même est donnée par le grouillement des individus. On pense alors à l'excitation de ceux que la foule transporte, à l'effet de groupe, à la jubilation des parades et des défilés. On est mal à l'aise et on passe vite à la photographie suivante, espérant s'y guérir, dans la composition raffinée présentée par l'auteur et l'humain souci esthétique qu'il y a investi, du soupçon affreux que l'homme ne serait que ce grouillement misérable qui nous est donné à voir.

Andreas Gursky,
Stock Exchange, Tokyo, 1990,
188 x 230 cm

Andreas Gursky,
Montparnasse, Paris, 1993,
206 x 406 cm

Andreas Gursky,
May Day IV, (200 x 500 cm)
Courtesy Matthew Marks Gallery, New York
Monika Sprüth Galerie, Cologne, 2001

 

dernière modification de cet article : 2002

 

 

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