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les archives

Les archives sont une reprise de certaines informations parues sur la page actualité du site. Nouvelles pas assez importantes pour constituer une page entière elles sont plutôt des sortes de "coups de pied à suivre", pour reprendre le vocabulaire du rugby.
Ce petit purgatoire de la mémoire est classé par ordre chronologique inverse (du plus récent au plus anciens).

 

 

Archives

Ils sont fous de grand format... (Août 2000)

Les murs du Palacio Velazquez accueillent jusqu'au 23 septembre les images monumentales de l'artiste allemand Andreas Gursky (toutes faites à la chambre). La reproduction ci-contre occupe en fait 3 m de haut et un peu plus de 2 m de large. Il paraît qu'on peut reconnaître, allongé sur le terrain, le Français Christophe Dugarry, ce qui prouve que c'est vraiment de l'Art.


Andreas Gursky

Pas de série, pas de portraits. Le photographe montre surtout des lieux de rassemblement de foule (salle pleine autour d'un ring de boxe, halls d'entreprise, courses de chevaux...) du plus loin qu'il le peut et dans le style le plus documentaire possible, comme le faisait Bernd Becher dont il a été l'élève à l'académie de Düsseldorf dans les années 1980. Aux vues frontales de son maître ils substitue des vues souvent plongeantes indiquant le ressort réel de la fascination qu'on peut éprouver devant de telles représentations : vertige du vide et de l'altitude, encore renforcé par un traitement photographique somptueux qui rend plus implacable l'absence complète de sens.
Avec Jeff Wall, Cindy Sherman et Thomas Struth, Gursky est un des rares photographes contemporain dont les oeuvres dépassent le million de francs. Le grand format semble donc être vraiment prisé des collectionneurs !
Cette exposition gagne le Centre Pompidou au printemps 2002. Pour la voir d'ici là :

Andreas Gursky, Palacio Velazquez, Parque del Retiro, Paseo de Venezuela, Madrid. M°Retiro. Tél.: 00 34 91 573 62 45
Du lundi au samedi, de 11h à 20h, dimanche de 13h à 18h. Fermé le mardi. Jusqu'au 23 septembre. 
Catalogue en anglais, texte de Peter Galassi, éd. du Musée d'Art Moderne de New York, 198 pages, 133 illustrations, 512,50 F

De la réalité comme un des beaux-arts... (Août 2000)

Nous sommes abonnés à Etudes Photographiques, revue semestrielle de la Société Française de Photographie qui explore avec constance le court passé historique du medium. Nous voudrions vous parler du numéro de mai 2001... si tard peut être parce que les éditeurs font tout pour nous dégoûter de la lire, essayant principalement d'imiter le langage et la présentation des revues de sociétés archéologiques du siècle dernier. Ca donne un machin jaune très triste, heureusement en train de progresser vers un peu plus de vie avec une récente amélioration de la couverture. Comme s'il fallait se prendre au sérieux pour être sérieux ! Bref, on a lu cela non en mai, mais à temps perdu en vacances et pourtant cela vaut le coup.
Les compliments donc, à présent : André Gunthert dans un article intitulé l'Esthétique de l'Occasion retrace la naissance de la photographie instantanée comme genre. Le moment fort est celui (page 79) où l'auteur souligne en citant Londe que  "bien des amateurs, dès qu'ils ont un obturateur, ne rêvent que de photographier des chevaux de course ou des trains express". Le problème, selon Eder, est que c'est "une besogne ingrate, car si l'épreuve obtenue est nette, le train semble absolument au repos et l'affirmation seule du photographe, plus encore que le panache de vapeur qui voltige, garantit bien l'instantanéité de la pose".  Gunthert conclut : "Plus que de se mesurer à des mobiles rapides, que l'arrêt sur image de l'instantané semble paralyser, il s'agit dès lors pour les photographes d'inventer les sujets qui attestent par l'image des caractéristiques de la prise de vue.(...) l'enregistrement de sauts ou de plongeons répond exemplairement à cette exigence et s'impose à partir de 1887 comme le clou de la photographie instantanée. Opérant la translation sur le plan iconographique des propriétés d'une pratique, ces images expriment la signature esthétique de l'instantané - la naissance d'un genre".

Belle interrogation sur la représentation du réel en photographie !


P. Boisard (attr.)
v.1892



Etudes Photographiques
71 rue de Richelieu, 75002 Paris - 01 42 60 04 57 

 

 

 

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