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l'auteur

Philippe Ayral
52, rue de Vallard
74240 Gaillard
France
Tél/Fax: +33 (0)450 39 79 81

http://payral.pagesperso-orange.fr/

 

 

 

 

 

A propos d'une image de Philippe Ayral

Galerie-Photo :
Philippe, comment cette photographie a-t-elle été faite ?

Cette prise de vue a été réalisée le 1er août 2000 dans les gorges du Bronze, torrent de la chaîne du Bargy en Haute Savoie. Il s'agissait de ma deuxième ou troisième visite de ce torrent. J'avais déjà repéré les jeux de lumière sur l'eau à travers le feuillage qui recouvre la gorge. J'avais donc déjà une idée précise de la tranche horaire à laquelle je pouvais travailler dans cette zone.

Le montage comme il est présenté était-il déjà une ambition de la prise de vue ou est-ce une idée de laboratoire ?

Tout le travail de cadrage, de successions de plan, de montage (ou de suites) provient d'une prévisualisation du travail. J'utilise souvent la notion de diptyque, triptyque ou plus ainsi que la série sous diverses formes pour raconter mon histoire, exprimer mes sensations d'une situation, d'une lumière, développer mon sujet. Dans mon travail(le dernier exposé) Histoires de pierre, j'ai même utilisé une sorte de travelling autour d'un lieu en suivant la progression de la lumière.

Pensez-vous à vos sujets à l'avance ? 

Oui, du moins dès que j'ai commencé un travail photographique. Tout débute par une rencontre avec un lieu, une ambiance, une lumière, puis une première photographie à partir de laquelle s'élabore un désir, uns sensation, une prévisualisation du travail réalisé: sa couleur de noir et blanc, sa surface, sa texture et ainsi s'oriente la technique de prise de vue, de développement et de tirage (choix du papier, révélateur, finition) qui seront utilisées.

Pouvez-vous nous décrire les conditions techniques de prise de vue ?

J'utilise une chambre 4x5 / 5x7 " Canham et dans le cas de cette prise de vue un 210 mm Symmar-S. Mesure de lumière avec un spotmètre Pentax modifié par Zone VI. Hautes lumières posées en zone VIII, les ombres tombant en zone III 1/2. La mise au point est d'abord faite au maximum par bascule du dos, puis la profondeur de champ en diaphragmant. La chambre est posée sur un indestructible et réellement stable trépied bois Zone VI. Question film, exclusivement du film Kodak Tri-X soit 4x5" (comme dans ce cas) ou de plus en plus 5x7". Il a été développé dans du Rollo Pyro (ABC+) dilué 1+2+50 pendant 10 minutes dans une cuve Jobo Expert drum roulée par une vieille base motorisée Unicolor qu'un ami m'a donnée. Dans certains cas, je développe mes plan-films dans des tubes (BTZS) ou en cuvette. Je fabrique la quasi intégralité de mes produits, de façon a avoir la plus grande régularité possible et surtout savoir ce qu'il y a dedans.

 

   

 

Le choix des barres noires sur la mise en page de la photographie a-t-il une signification particulière ? Ou est-ce un raccord que vous voulez neutre ?

Le tirage a été réalisé par contact des négatifs sur du papier Arches sensibilisé avec une solution de Platine Palladium et développé dans de l'Oxalate de Potassium à 40°C. la clarification s'est faite dans trois bains successifs d'Hypo Clearing Agent. Temps d'exposition 5 minutes 15. les barres noires ne sont rien d'autre que les bords des négatifs et le tour est la zone d'émulsion noircie à l'exposition. Le choix de ne pas masquer les bords et de montrer le travail de couchage est délibéré. Le travail de couchage est partie intégrante du travail et peut s'apparenter à l'encrage en gravure.

Qu'est-ce qu'une belle photographie pour vous ?

Je ne sais pas et pour moi cela ne veut rien dire. Seule l'émotion, la mienne d'abord puis celle du spectateur (qui peut être favorable ou pas) compte.

Qu'est-ce qui vous intéresse dans le grand format ?

C'est l'antithèse du mitraillage et du "y'en aura bien une de bonne dans le tas" ! Plus sérieusement, c'est une autre façon d'approcher un sujet, de prendre le temps de s'en imprégner, choisir un point de vue. C'est aussi des possibilités infinies de prises de vues et de traitement ultérieur, différenciées pour chaque négatif, adaptées à chaque prise de vue. Possibilité aussi de pratiquer des formes de tirages qui ne peuvent se faire que par contact tels que le platine/palladium ou même le tirage argentique sur papier Azo (le must de l'argentique surtout développé dans de l'Amidol). Le grand format c'est aussi une matière, une texture, une vie que l'on n'obtient pas ou si peu en moyen format et jamais en petit format.

 

dernière modification de cet article : 2002

 

 

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