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Bernard SULMON



 

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sous le pseudonyme de
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Fuji GX680
boîtiers et accessoires

par Bernard SULMON

 

3 modèles

3 modèles ont successivement vu le jour :

- Le premier baptisé simplement GX680 apparu en 1989

fuji gx680 m1
 © Bernard SULMON

Reconnaissable à la couleur « marron glacé » de son tableau de commande (désormais appelé GX680 mod I ou GX680 I)

 

- Le second « GX680 II » mis sur le marché en 1995

fuji gx680 modII 
© Bernard SULMON

Tableau de commande en gris

 

Le dernier « GX680 III » commercialisé à dater de 1998

GX680 III
 © Bernard SULMON

Egalement décliné en version à corps avant fixe (sans bascules ni décentrements) : la version « S »

gx680-3-s
 © Bernard SULMON

 

 

Modèles hybrides

On rencontre, sur le net, des modèles au tableau de commande gris, alors qu’il s’agit manifestement de modèles de première génération (mod I)

Ceci peut s’expliquer de deux manières :

a) Lors de la réparation, il y a nécessité d’accéder aux vis cachées sous les revêtements latéraux (genre d’étiquettes marron-glacé ou grise selon le modèle). Une seule solution : arracher ces étiquettes et les remplacer par des neuves.

Il est fort probable qu’après réparation des étiquettes grises aient été posées sur des modèles I à défaut de disposer encore des étiquettes marron-glacées.

b) Des revendeurs reconstituent des appareils irréparables (ou réparables à trop de frais) en puisant des parties issues d’un mod I et d’autres d’un mod II.

fujigx680-hybride 
© Bernard SULMON

Sur la photo ci-dessus, on peut effectivement s’apercevoir de ce que

1. Le bouton de déclenchement est jaunâtre, ce qui correspond au modèle I

2. Le bouton de mise au point est entouré d’un anneau comportant 2 manettes destinées à bloquer le chariot sur les rails (éviter qu’il ne se déplace sous le poids de l’objectif lorsqu’il n’est pas placé à l’horizontale). Sur le modèle II, c’est un levier latéral qui bloque le chariot.

3. Les vis de fixation des rails sont noyées dans la barre avant qui les relie. Leur dévissage nécessite l'emploi d’une pièce de monnaie. A partir du mod II, les vis utilisées sont des modèles moletés protubérants.

4. Rien n’est inscrit sur l’avant de cette barre, alors que sur le mod II, les mots « GX680 II » y sont gravés.

NB : le modèle de vis de fixation des rails n’est pas révélateur, à lui seul, de l’appartenance à la première ou seconde génération de GX680 dès lors que des rails supplémentaires y ont été fixés. Des rails supplémentaires mod II ou III peuvent effectivement avoir été placé sur un mod I, ce qui laisse apparaître des vis moletés plutôt qu’à tête fendue.

Petit tour des différences : 

 

Barre frontale et boulons de fixation des rails

Mod I :

barre frontale gx680 I
© Bernard SULMON 

 

Mod II :

barre-frontale-fuji-gx-680_mod-II 
© Bernard SULMON

 

Mod III …. En arc de cercle avec inscription « 6 x 8 » :

barre avant gx680-III
© Bernard SULMON 

 

Système de blocage de la mise au point

Mod I … un contre bouton à 2 ailettes équipé d’un anneau d’épaisseur croissante vient appuyer sur une tige qui vient, à son tour, faire appui contre le rail afin d’empêcher le déplacement du chariot

systeme blocage mise au point fuji gx680 m1 
© Bernard SULMON

 

Mod II : levier à faire pivoter vers la droite contre le bouton de MaP

mise-au-poin-fuji-gx680-m2
© Bernard SULMON

 

Mod III – idem mod II : levier frontal

map-gx680-m3 
© Bernard SULMON

 

Rappel du mode de prise de vues : Horizontal ou Vertical

Mod I … une petit poussoir situé sur la partie rotative arrière (partie destinée à maintenir le magasin rollfilm) permet de déplacer une espèce de volet en plastique transparent rouge . Il s’agit du seul rappel visuel du mode de prise de vues H ou V :

portrait-paysage gx680-1© Bernard SULMON 

 

Mod II et III

Des couteaux sont placés sous le dépoli et sont mus lors de la rotation du magasin rollfilm. Ces couteaux masquent les côtés qui ne correspondent pas au mode de prise de vues H ou V.

gx680-fenetre-de-vue
© Bernard SULMON 

reperes-prise-de-vue-gx-680 
© Bernard SULMON

A noter que dès qu’on utilise le GX680 dans un format inférieur au 6x7 cm, ces repères deviennent invisibles au travers du dépoli …. comme s’ils n’existaient pas… cela n’est toutefois gênant qu’en format 4,5x6cm.

 

Tableau des différences entre modèles
(issu de WIKIPEDIA)

caracteristiques-gx-680
Source : https://en.wikipedia.org/wiki/Fuji_GX680

Comparaison avec quelques autres boîtiers moyen-format

A l’époque, le 6x7cm est présenté comme le format « idéal » du fait que dans le format rectangulaire utilisé jusqu’alors (le 6x9cm), une partie importante du négatif n’était jamais utilisée. En général, on recadrait au tirage en ne conservant que le centre, soit approximativement un cm de moins en haut et en bas. Cela permettait donc 10 négatifs sur une bobine 120 au lieu de 8.

FUJI innove donc en 1989 en faisant un pied de nez à Linhof et son format « idéal » en proposant désormais de faire usage d’un 6x8 cm.

Mamiya proposait, depuis 1975 déjà, sur son RB67, des dos amovibles pivotants. FUJI ne pouvait pas, 20 ans plus tard, en faire moins : un Revolving Back devait également être proposé, et pour faire mieux, celui-ci serait motorisé. Il avancera même le film à la première vue de manière automatique. Et tant qu’à faire … des contrôles de présence de dos, de volet, de charge de batterie, d’exposition y seront intégrés en faisant usage de circuits électroniques et de leds d’affichage.

Cela impose quelques contraintes : un négatif de seulement un centimètre de longueur supplémentaire nécessite une chambre réflexe et un miroir plus grand. Le dos motorisé nécessite un logement pour installer le moteur. En conséquence, la taille du GX680 se révèlera imposante face aux reflex moyen format de la même période.

fuji-gx-680-vs-mamiya-rb-67Le Fuji GX680 face au Mamiya RB 67

 

fuji-gx680-vs-mamiya-rz67 
Le Fuji GX680 face au Mamiya RZ 67

 

Face à ses autres concurrents …. Il apparaît toujours aussi mastodonte

fuji-gs680-vs-leica-24x36-et-pentax-6x7
Leica 24x36, Pentax 6x7 et Fuji GX680

 

 

Fuji GX680, Mamiya RB67, Mamiya TLR, Pentax 645

NB = les 4 photos de comparaisons d’appareils ci-dessus ont été glanées sur internet

 

Comparaison avec un autre appareil comportant des bascules (mais pas de décentrements)… le Rollei SL66 :

fuji-gx680-vs-rollei-sl66
Fuji GX680 face au Rollei SL66

 

Les accessoires

Voir la brochure du Fuji GX680 mod I

Télécharger la brochure Accessories chart Mod I et II

Télécharger la brochure Accessories chart Mod III

 

Les magasins à pellicule
(pour boîtiers version I et II)

- Amovible
- Rotatif Horizontal-Vertical
- Boitier distinct pour le 120 ou le 220
- Inserts disponibles séparément (pour n’avoir, éventuellement, qu’un seul dos à acheter)
- Comporte le sélecteur de sensibilité de la pellicule
- Motorisé
- Amènent automatiquement la pellicule à la première vue
- Rembobinage motorisé
- Compteur de vue numérique
- Affichage numérique et/ou par leds des données importantes
- Le type de mémoire retenu pour le compteur de vues et de la sensibilité du film est du type volatile (dommage). Cette mémoire doit donc constamment être alimentée pour ne pas perdre ses données. Le magasin contient donc une pile soudée non accessible depuis l’extérieur, ce qui nécessite un retour en atelier pour son remplacement (durée de vie de 5 ans annoncée avant son renouvellement)
- Sensibilité de film prévue de 25 à 1600 iso

Lorsque le boîtier est alimenté (bouton latéral ON), la batterie électrique du boîtier, si elle sert au relevage du miroir, au pilotage des objectifs etc. …, assure aussi l’alimentation du magasin. Lorsque l’alimentation du boîtier est coupée, la pile interne au magasin se substitue à l’alimentation du boîtier pour conserver les données.

A noter que le magasin « communique » avec le boîtier via 2 séries identiques de 7 plots électriques (7 plots placés horizontalement et 7 autres verticalement). C’est également via ces plots que le magasin puisse son énergie électrique. Une série de 7 plots correspondants figure au dos du boîtier. Lorsqu’on tourne le magasin pour le faire passer d’horizontal au vertical (ou inversement), les plots du dos ne font plus contact avec ceux du boitier durant le court laps de temps que dure cette rotation. En conséquence, la mémoire interne du dos n’est plus alimentée : la pile interne prend automatiquement le relais afin que le compteur de vues conserve ses données. Idem, lorsque l’on retire le magasin du boîtier ou lorsqu’on coupe l’alimentation du boîtier.

Les magasins « rollfilm » pour mod I et II sont différents selon qu’il s’agit de pellicule 120 ou 220, par contre l’insert à y placer est identique quel que soit le format : Des différences cosmétiques apparaissent entre les versions I et II, décor plutôt jaunâtre pour la version I et gris pour la version II... question de ressembler à la couleur spécifique de la version du tableau de commande de l’appareil.

Pour 120 – version mod I :

dos-pour-fuji-gx-680
© Bernard SULMON

 

Pour 220 – version mod II :

dos-220-modII-fuji-gsx680

Vue intérieure du 120 :

vue-interieur-120-fugi-gfx680© Bernard SULMON

 

Insert Mod I ou II – commun aux 120 et 220 :

insert-mod-I-ou-II-fuji-gsx680
© Bernard SULMON

Version Mod III … avec une trappe pour l’accès à d’autres commandes, comme celles de format :

fuji-gx680-dos-pellicule
© Bernard SULMON

 

Les modèles pour Mod III permettent l’inscription d’informations sur le film.

inscription-information-dos-gsx-680

Selon la documentation FUJI (accessories chart mod III), ces dos seraient également compatibles avec les mod I et II, mais sans possibilité d’inscription d’infos en marge des films.

possibilite-inscription-dos-film-fuji-gx-680

 

Emplacement des 2 piles CR2 d’alimentation de la mémoire interne du magasin lorsque celle du boîtier est coupée :

dos-pile-a
© Bernard SULMON

dos-pile-b© Bernard SULMON


Vue de l'écran LCD :

ecran-lcd-fuji-gsx680© Bernard SULMON 

 

Le mod III est conçu pour le 6x8cm mais permet également la prise de vues en formats réduits : 4,5x6 …. 6x6 ….. ou encore 6x7 grâce à un jeu de masques : masque de magasin rollfilm et masque de viseur. Voici alors le nombre de vues qui peuvent être enregistrées sur pellicule 120 ou 220 :

  Nombre de vues
Masque 120 220
6 x 7 10 vues 20 vues
6 x 6 12 vues 24 vues
6 x 4,5 16 vues 32 vues

Masque :

masque-pour-gsx-680© Bernard SULMON

A placer dans l’ouverture du magasin :

placement-masque-fuji-gsx-680
© Bernard SULMON

 

Masque de viseur pour le mod III (ici pour 4,5 x 6cm) :

masque-de-viseur-pour-gsx680-modIII-a
© Bernard SULMON

masque-de-viseur-pour-gsx680-modIII-b
© Bernard SULMON

 

Dos instantané : Polaroid ou Fuji

dos-polaroid-pour-fuji-gsx680© Bernard SULMON 

dos-polaroid-gsx-680-b
© Bernard SULMON

Quoi que ces dos n’aient plus vraiment d’utilité de nos jours, il en existe aussi deux versions :

La première qui est uniquement prévue pour le format nominal de l’appareil (6x8cm) et une version permettant l’insertion de masque qui autorisent la prise de vues en format inférieurs : 6x7, 6x6 ou 4,5x6 cm. 

Le second modèle dispose de contacts électriques.

La version 1 nécessite de placer le GX680 en mode « MULTI », tandis que, grâce à ses contacts électriques, la version 2 permet de laisser le GX680 dans n’importe quel mode (SINGLE / CONTINUE / MULTI)

version-dos-polaroid-fuji-gsx680
© Bernard SULMON

 

Version Mod I ou II :

doc-polaroid-gsx-680_modi-et-ii© Bernard SULMON

 

Version mod III avec ses contacts électriques et sa faculté de recevoir des masques de réduction :

dos-polaroid-gsx800-modIII© Bernard SULMON

 

dos-polaroid-pour-gsw-680-modIII© Bernard SULMON

 

Masque de réduction (ici modèle 6x6cm) :

masque-reduction-dos-polaroid-pour-fuji-gsx680© Bernard SULMON

masque-reduction-dos-polaroid-pourfuji-gsx680-b© Bernard SULMON

masque-fuji-pour-dos-polaroid-b© Bernard SULMON

Les viseurs

DEPOLI de visée :

Le modèle standard est un modèle à microprisme central, avec tracé horizontal et vertical du format 6x8cm.

Un modèle quadrillé (carreaux de 1 cm de côté) est disponible en option.

A partir du mod III, on peut, en association avec des caches à placer sur les magasins rollfim et d’autres caches

sur le dos Polaroïd, photographier dans des formats réduits par rapport au format nominal. Des dépolis sont

donc prévus, pour le format nominal 6x8cm, mais aussi pour le 6x7cm, le 6x6cm et le 4,5x6 cm

6x8 cm :

depoli-de-visee-modele-6x8-juji-gx-680© Bernard SULMON

 

6x7 cm : Identique au 6x8cm, sauf le tracé du cadre est réduit en conséquence :

depoli-vise-6x7-fuji-gx680© Bernard SULMON

 

6x6 cm. Masque et tracé de cadre adapté :

masque-visee-6x6-pour-fuji-gx680
© Bernard SULMON

 

4,5 x 6 cm. Masque et tracé de cadre adapté :

masque-visee-45x60-pour-fujigx680© Bernard SULMON

 

A) Le viseur capuchon

Ce viseur est conceptuellement identique et s’adapte à tous les modèles. Les seules différences sont d’ordre cosmétique afin que la forme extérieure et les couleurs s’adaptent davantage avec celles du boîtier auquel il est destiné :

mod I :

viseur-capuchon-mod-1-fuji-gx680
© Bernard SULMON

mod II :

viseur-fuji-modII
© Bernard SULMON

 

version mod III :

viseur-fuji-gx680-modIII© Bernard SULMON

A noter que les griffes de fixation sont bien identiques sur tous les modèles I à III

viseur-fuji-gx680-vue-cote© Bernard SULMON

 

L’oeilleton de visée n’est pas dioptriquement réglable…

oeilleton-viseur-gx680© Bernard SULMON

 

Il y a lieu d’user de vos lunettes ou de changer la loupe de visée par un modèle dioptriquement adapté à votre vue spécifique :

visee-dioptrique-fuji-gx680-a© Bernard SULMON

 

Un quart de tour pour retirer la loupe standard …. Un autre quart dans l’autre sens pour y placer la lentille correctrice adaptée à votre vue :

fuji-gx680-lentille-correction-vue© Bernard SULMON 

verre-correcteur-visee-fuiji-gx680-2© Bernard SULMON 

 

Les corrections existent de – 4 jusqu’à +3 (alors que chez Mamiya RB67 les lentilles rondes pour viseur capuchon ne s’étalent que de -3 à +1 seulement et sont d’un diamètre légèrement supérieur)

 

B) Le viseur HOTTE

Il s’agit d’un viseur assez plat qui est surmonté d’une loupe de visée grossissante à dioptrie réglable. Ce viseur est relativement plat (insuffisamment haut) et ne permet donc pas d’avoir, via l’œilleton de la loupe grossissante, une vue intégrale du dépoli. L’œilleton est placé dans plusieurs cercles concentriques mobiles, ce qui permet de le déplacer sur toute la surface du dépoli. Ces cercles sont insérés dans un cadre qui peut être soulevé. Pour avoir une vue globale de la scène photographiée, il suffit donc de soulever le cadre, mais encore faut-il avoir une vue en ordre… sinon il faudra rechausser vos lunettes.

viseur-hotte-fuji-680© Bernard SULMON

Ce viseur est très pratique, mais sa réalisation m’apparaît peu cohérente... Pas de lunettes pour une vue agrandie via œilleton à dioptrie réglable, mais vue d’ensemble nécessitant le port de ses lunettes ?

Vue globale du dépoli :

vue-globale-depoli-fuji-GX680© Bernard SULMON

Réglage dioptrique intégré :

reglage-dioptrique-integre-viseur-hotte-fuji-gx680© Bernard SULMON

 

c) viseur prismatique (ou plutôt à miroirs)

Existe également en version I et II ou en version III

version 1 :

viseur-miroir-gx680© Bernard SULMON

version 2 :

viseur-miroir-gx680-v2© Bernard SULMON 

Disposent, tous deux, d’une correction dioptrique intégrée.

Apparemment, la seule différence réside dans la position de l’oculaire de visée.

Sur la version 1, cet oculaire situe au bout d’un tube placé à angle droit, alors que sur la version 2, ce même tube est relevé de 15°, ce qui est supposé améliorer le comfort de visée. A noter que, curieusement, sur le modèle TTL (AE FINDER), l’angle droit est de nouveau de rigueur.

angle-viseur-su-fujigx680 viseur-fuji-gx-680-ab© Bernard SULMON

 

d) viseur a automatisme d’exposition

Il en existe une version pour les mod I et II, et un second modèle pour le mod III

Mod I ou II :

viseur-a-automatisme-d-expositio-fuji-gx680© Bernard SULMON

 

viseur-automatisme-exposition-fuji-gx680© Bernard SULMON

Ce viseur ne fonctionne que sur les Mod I et II

viseur-gx-680-mod-1-2 
© Bernard SULMON

viseur-automatique-pour-fuji-gx680 
© Bernard SULMON

 

Préalablement à son installation sur l’appareil, il y a lieu de retirer le cache contacts situé sur l’appareil, à côté des leds d’informations.

retirer-cache-contact-gsx-680 

Lorsqu’on le rééquipe d’un autre viseur (capuchon, prisme simple ou hotte de visée), mieux vaut alors replacer le cache de manière à éviter que certains de ces contacts n’entrent en court-circuit avec les parties métalliques du viseur.

Télécharger la nomenclature pour ce viseur.

 

Version 2 pour le Mod III :

viseur-v2-pour-mIII-fuji-gx680 
© Bernard SULMON

viseur-gx680-modIII 
© Bernard SULMON

viseur-model-III-gx680 
© Bernard SULMON

viseur-model-III-gx680-b 
© Bernard SULMON

Télécharger la nomenclature pour ce viseur

 

Compendium et pare-soleil

Le compendium existe en deux versions.

Contrairement aux systèmes proposés par d’autres marques ou par des fabricants indépendants, le compendium ne se monte pas sur le filet des objectifs, mais bien sur leur fût même.

La version I était celle conçue lors de la sortie du mod I pour lequel il n’y avait que
- deux « grand angle » … 65 et 80mm
- une focale standard 100 mm
- puis des focales de 125, 135, 150, 180, 190 SF, 210, 250 et 300mm

Tous les objectifs disposaient d’un filetage pour filtre de 82mm … et le compendium pouvait donc se monter, sans filet, sur le fût de tous ces objectifs, à l’exception du 65 et 80mm (dont le filetage atteint 95mm). Pour ces deux derniers objectifs, il existe un pare-soleil rond.

compendium-fujigx680 

pare-soleil-fuji-GX-680
© Bernard SULMON 

paresoleil-rond-fuji-gx-680
© Bernard SULMON 

 

D’autres objectifs sont venus s’ajouter à la liste de ceux initialement disponibles, toujours en 82mm de filetage, sauf pour certains objectifs particuliers :
- Grand angle 50mm …………..….Filetage 112mm
- Zoom 100-)200mm ………...........Filetage 105mm
- Objectifs à ouverture F3.2 ………Filetage 95mm
  (les GX MD 115/125 et 135 mm)

Ultérieurement, un grand angulaire plus « large » apparaîtra :
le 50mm avec son filetage de 112mm

La gamme s’étoffera progressivement au fil des ans et des modèles de boîtier…

500mm télé

Des versions comportant une mémoire (nombre de déclenchements) apparaîtront. Ceux-là portent le préfixe GX M

 

Compendium version 2 :

compendium-fuji-gx-680 
© Bernard SULMON

compendium-v2-fuji-gx-850 
© Bernard SULMON

Avec l’apparition du boîtier modèle III, des versions spécialement destinées pour une utilisation en association avec un dos numérique virent le jour : ouverture à F 3,2, filetage pour filtre de 95mm et préfixe GX MD.

La philosophie s’inverse, le compendium n’est plus prévu, par défaut, pour toutes les optiques à filetage de 82mm, mais bien pour ceux à filetage de 95mm. Il ne se fixe toujours pas sur le filetage, mais bien sur le diamètre extérieur du fût (100mm).

Pour permettre le montage de ce compendium sur les objectifs à filetage de 82mm, une bague d’adaptation devient nécessaire. Cette bague se visse sur donc sur ces objectifs de manière à en porter le diamètre extérieur à 100mm, et ainsi à en permettre la fixation rapide par vis latérale.

bague-compendium-mamiya 

Soit on dispose d’une bague par objectif à filetage de 82mm qui y reste fixée à demeure, soit on visse et dévisse comme avec les compendiums d’autres marques... L’avantage de la fixation rapide disparaît pour ces anciens objectifs.

compendium-2-pour-fuji-gx680 
© Bernard SULMON

compendium-v2-fuji-gx680 
© Bernard SULMON

bague-pour-compendium-2 
© Bernard SULMON

compendium-2-pour-le-fuji-gx-680 
© Bernard SULMON

 

Conseil :
Si vous détenez un maximum d’objectifs à filetage 82mm…
optez pour le compendium « version 1 »
Si ce sont des 95mm que vous avez en prépondérance...
optez pour la version 2.
Dans les autres cas,
il devient plus pratique de disposer des 2 versions.

Glissières pour filtre ou pour cache de format, afin de réduire l’ouverture avant lors de l’usage de focales plus longues :

glissiere-pour-filtre-fuji 
© Bernard SULMON

 

 

Les soufflets

Dans sa configuration ordinaire, à la livraison, l’appareil est équipé d’un soufflet STANDARD qui peut également fonctionner avec les grands angles (environ 6 plis) :

soufflet-standard-gx 
© Bernard SULMON

 

soufflet-standard-fuji-gx--680 
© Bernard SULMON

 

Par contre, si l’on désire jouer des bascules, le soufflet standard devient inadapté avec les grands angles. Il y a alors lieu d’échanger le soufflet pour un modèle « grand angle » :

soufflet-grand-angle-pour-fuji-gx-860 
© Bernard SULMON

 

fuji-gx-680-et-soufflet-grand-angle 
© Bernard SULMON

Il existe deux modèles de soufflet "grand-angle" :

Un véritable grand angle pour les très courtes focales, comme pour le 50 mm, par exemple, qui ne comporte que deux plis

soufflet-grand-angle-a-deux-plis 
© Bernard SULMON

Lorsqu’on se trouve à la limite entre la nécessité d’user d’un soufflet grand angle, mais qu’à un rapport d’agrandissement donné, il devient un rien trop court... on peut alors faire usage du modèle "extended wide angle", qui comporte, quant à lui, 4 plis.

extended-wide-angle-fuji 
© Bernard SULMON

On évite de la sorte d’avoir à constamment échanger le 2 plis "Gd angle" trop court et le 6 plis "standard" un rien trop rigide…

De même, dès qu’on passe aux focales plus longues, avec une mise au point rapprochée, la longueur du soufflet standard serait trop tendue et ne permettrait pas davantage de jouer des bascules/décentrements. Il y a, ici aussi, lieu d’échanger le soufflet pour une version « long Bellow » (environ 10 plis)

souffjet-fuji-long-bellow-10-plis 
© Bernard SULMON

guji-gx-860-avec-souflet-long-bellow 
© Bernard SULMON

 

Rails d’extension

Il s’agit de deux tubes creux dont l’un porte une crémaillère légèrement débordante, ainsi qu’une découpe.

Deux vis s’y introduisent pour les fixer sur les parties filetées des deux rails équipant d’origine l’appareil. La découpe est réalisée de telle sorte que le tube qui porte la crémaillère ne puisse tourner autour de sa vis de maintien (découpe à emboîtement).

Mode opératoire :
> Dévisser les deux écrous avant
> Placer les deux tubes creux
> Insérer les boulons
> Les serrer

A l’origine, il n’existait qu’une extension de 4 cm. Ultérieurement (à partir du mod II) une seconde version de 8 cm devient disponible. Le système ne permet pas de placer plusieurs rails les uns derrières les autres. On ne saura donc installer, soit qu’un seul rail de 4cm, soit qu’un rail de 8cm.

rail-extension-pour-fuji-gfx-860© Bernard SULMON

© Bernard SULMON

rail-extension-fuji-gx-680© Bernard SULMON

Ne pas omettre, lors de l’ajout d’extension, de prévoir l’installation du long soufflet

 

Alimentation

Les modèles I et II ont été conçus pour être alimentés par une batterie Nickel-Cadmium amovible, placée sur le flanc gauche de l’appareil (vue de derrière). Cette batterie contient 6 accus nickelcadmium pour une tension de 7,2v. A l’époque, ces accus ne savaient pas délivrer plus de 700 mA/h.

batterie-sur-cote-gx © Bernard SULMON

Selon le catalogue, cela devait toutefois suffire à autoriser la prise de vues de 1.000 images par recharge. Une interruption automatique de l’alimentation est prévue lorsqu’aucune image n’est prise durant 15 minutes.

Un bloc de charge automatique permettait une recharge sans souci… il suffisait que le voyant rouge passe au vert pour signaler que l’accu était complètement chargé (assez nouveau pour l’époque… devenu tellement courant de nos jours)

chargeur-batterie-fuji-gx860© Bernard SULMON

 

Vue des contacts de batterie et de l’ergot de blocage :

© Bernard SULMON

 

Extrait du mode d’emploi :

extrait-mode-emploi-batterie

 

Remarque :

Il y a une autre alimentation prévue dans les dos rollfilm. Lorsque le boîtier est placé sur OFF, une pile, interne au dos, se substitue alors à l’alimentation du boîtier afin d’assurer la conservation des données de la mémoire (ASA/DIN programmés sur le dos ainsi que nombre de vues déjà exposées). De même, cette pile sert également à assurer la continuité de l’alimentation de la mémoire du dos lorsqu’on le fait pivoter de la position horizontale à la verticale (ou inversement). En effet, les plots électriques du dos ne sont alors plus en contacts avec ceux du boîtier (même resté alimenté) durant les quelques secondes que dure la rotation de H vers V. Lorsque ces plots se retrouvent face aux contacts du fond de boîtier, l’alimentation générale du boîtier assure à nouveau celle de la mémoire interne aux dos.

Pour le remplacement de cette pile, un retour en atelier est normalement nécessaire.

Voir toutefois une procédure de remplacement de la pile en fin de cette présentation.

 

En option, il était possible d’acquérir une alimentation secteur à découpage :

alimentation-secteur-decoupage© Bernard SULMON

 

La tension nécessaire à l’alimentation du boîtier est amenée par un câble à une cassette de format identique à celle de la batterie et à laquelle est vient se substituer.

alimentation-secteur-fuji-gx680© Bernard SULMON

Cette alimentation semble toutefois n’avoir existé qu’en version 110 volts. Je n’ai jamais vu, sur les sites de ventes d’occasion, de version prévue pour le 220 volts … mais ces alimentations sont tellement rares à trouver en occasion que le doute est permis.

alimentation-secteur-pour-fuji--gx680 © Bernard SULMON

A cette époque, les versions 85-260v n’existaient pas encore, contrairement à ce que l’on retrouve quasiment toujours de nos jours !

A noter qu’il en allait de même pour le chargeur de batterie : il existait, là, bien une version 110 et une autre 220v :

chargeur-batterie-fuji© Bernard SULMON

Ces batteries présentent les inconvénients de la technologie Nickel-Cadmium :
- Capacité relativement limitée par rapport aux technologies NiMh ou LiOn
- Effet mémoire important

La plupart de ces batteries sont devenues inutilisables avec le temps, sont devenues sulfatées, et ne sont, par ailleurs, plus commercialisées.

Avec l’avènement du modèle III, Fuji a modifié le mode d’alimentation de ses boîtiers...

Désormais, 3 piles CR 123A (3v) sont à insérer dans la base du boîtier, soit une alimentation sous 9v au lieu des 7,2v des modèles I et II :

alimentation-piles-fuji-gx680-mod3© Bernard SULMON

 

Le système latéral de fixation de la batterie est toutefois conservé, mais reste plus ou moins invisible : un cache recouvre les plots de contacts destinés, sur les anciens modèles (I et II) à une batterie N-C.

cache-batterie-fuji-gx680© Bernard SULMON

 

Fuji propose quand même, pour son modèle III, un boîtier destiné à recevoir 6 piles alcalines (ou autres) de 1,5 volts pour former les 9 volts désormais nécessaires à ce modèle.

Dans un premier temps, ce modèle n’était supposé être destiné qu’à la version III. Ultérieurement, une version - dite adaptée aux modèles I et II - apparut sur le marché. Les rumeurs laissèrent entendre qu’il s’agissait de deux modèles de boîtiers incompatibles entre eux... Il aurait fallu faire usage de l’un ou l’autre des modèles en fonction du boîtier auquel il serait destiné. Pour disposer des 2 modèles, je dois bien constater n’y voir aucune différence, sauf l’étiquette…

Dans le cas du modèle III, on y placera 6 piles alcalines de 1,5 volt pour obtenir les 9v nécessaires.
Dans le cas des deux modèles précédents (I et II), 6 accus NiMh de 1,2 volt fournissent bien 7,2volts … soit la tension de la batterie d’origine.

boirier-piles-pour-fuji-gx680© Bernard SULMON

A noter qu’il est encore possible de trouver ces boitiers "6 piles" d’occasion - notamment sur eBay-, mais a un prix élevé (face à la valeur actuelle des appareils GX680 s’entend), soit environ 150 US dollars + frais d’importation, taxes douanières et TVA… Donc à majorer d’environ 33%.

 

boitier-piles--fuji-gx680© Bernard SULMON

 

Sur la face gauche du boîtier, à l’emplacement où l’on installe la batterie, figure un petit poussoir derrière lequel se cache un micro interrupteur.

micro-interrupteur-sur-gx680© Bernard SULMON

 

Sur le fond du porte piles figure une découpe … mais pas sur la batterie Ni-Cd

© Bernard SULMON

© Bernard SULMON

 

Lorsqu’on installe une batterie Ni-Cd, le micro-interrupteur est enfoncé …

Lorsqu’on installe le porte piles, la découpe qui y figure a pour effet de ne pas enfoncer ce micro-interrupteur

gx680-fuji-capot-ouvert © Bernard SULMON

 

Voici l’utilité de ce poussoir :

Il faut remonter à l'époque de sa conception. A l'origine, on pouvait alimenter le 1er modèle par

- soit une batterie 7,2v / 700 mA/h
- soit une alimentation à découpage qui fournit du 8v en continu (sauf panne de courant ou mise hors circuit par l'utilisateur)

Comme l'obturateur est électronique, les temps sont obtenus à partir d'une tension d'alimentation qui doit être stable. Il y a bien un circuit de stabilisation, mais il faut, pour qu'il fonctionne, que la tension de la batterie se situe entre un minimum et un maximum toléré.

Si la tension de batterie chute sous un certain niveau, les temps d'obturation ne seraient plus corrects. Par ailleurs, si l'énergie contenue dans la batterie est limite, celle-ci pourrait ne plus suffire à accomplir un cycle complet de relevage du miroir (qui resterait bloqué à mi-course) et idem pour les moteurs ou (électro-aimants) de l'obturateur et du diaphragme insérés dans les objectifs.

Si l'alimentation est réalisée via une batterie Ni-Cd (pas de découpe dans la semelle de la batterie) et le petit poussoir est enfoncé. Poussoir enfoncé = vérification de la tension et de la charge avant que l'appareil ne consente à se mettre en marche.

D'autre part, lorsque ce poussoir est enfoncé par la batterie Ni-Cd, cela met également en fonction le timer de 15 minutes. Si aucun déclenchement n'est effectué durant ce laps de temps, le boîtier s'arrête. Il est nécessaire de remettre le bouton de mise en marche sur OFF et de le remettre sur ON si l'on désire poursuivre les prises de vue.

Si l'alimentation est réalisée via l'alimentation à découpage (il y a une découpe dans la semelle du boitier qui vient se glisser dans l'emplacement normalement dévolu à la batterie Ni-Cd), le poussoir n'est pas enfoncé. Les ingénieurs ont estimé que l'alimentation était alors d'office supérieure au minimum requis (l'alimentation à découpage d'origine FUJI délivre 8v) et qu'elle était fournie en continu. Il n'y a donc nul besoin d'un décompte de 15 minutes pour sauvegarder l'énergie de la batterie.

Si, par mégarde, le poussoir était enfoncé lorsque l'alimentation à découpage est utilisée (ou tout autre système d'alimentation bricolé), cela met automatiquement l'appareil en mode "15 minutes dépassées"... et l'appareil refuse de s'allumer.

Donc, pour ceux qui veulent bricoler une alimentation, ne pas oublier la découpe dans la semelle à hauteur du petit poussoir afin d'éviter que celui-ci ne soit activé (enfoncé).

 

Télécommande

Le panneau latéral de l’appareil comporte une prise à 8 broches destinée à plein de choses non commentées (comme le relevage du miroir à distance par exemple).

Seule est apparue une télécommande permettant de déclencher l’appareil à distance (2 versions différentes par la longueur du câble : 1m ou 5m).

Outre un bouton de déclenchement, cette poignée contient également un buzzer qui permet, si besoin en était, d’attirer, auditivement l’opérateur d’une erreur d’exposition de plus de 2 diaphragmes.

Les broches de la prise de la télécommande ne sont pas les mêmes pour les modèles I/II et III. En conséquence, il en existe deux versions. L’une beige/kaki ou beige/noire pour les mod I et II et l’autre noire pour le mod III.

Pour modèles I et II :

telecommande-pour-fuji-gx-680m1© Bernard SULMON

 

schema-telecommande-fuji-gx680-mod3

Schéma de la prise telle que trouvé sur internet. Fourni sans certitude quant à l’exactitude des contacts y indiqués, ni sur leur emplacement ni sur leur fonction … BZ buzzer SMU mirror Up SP déclenchement.

Version 2 pour mod III :

telecommande-v2-pour-fuji-gx680-mod3© Bernard SULMON

 

Transport et portage

A. Courroie de cou

L’appareil est bien lourd pour être retiré de son trépied, mais certains doivent pourtant vouloir l’utiliser à main levée.

Les mod I et II ne disposent pas d’ergots pour y placer une courroie de cou. FUJI a prévu, pour ces modèles, un arceau pourvu d’anneaux destinés à y placer une courroie de cou.

courroie-de-cou-pour-fuji-gx680-mod1et2
© Bernard SULMON

attache-fuji-gx-680-1 © Bernard SULMON

attache-courroie-fuji-gx-680 © Bernard SULMON

 

Pour le mod 3, toute courroie suffisamment solide et surtout CONFORTABLE peut suffire dès l’instant où des ergots d’attache courroie sont désormais présents.

portage-courroie-fuji-gx680III © Bernard SULMON

courroie-fuji-pour-appareil-photo © Bernard SULMON

 

B. Valise de transport

Encore une fois, en deux versions, pour correspondre aux dimensions des accessoires de chacun des modèles

Version pour mod I et II

valise-pour-fuji-gx680-v1 © Bernard SULMON

valise-pour-fuji-gx680-v1-b© Bernard SULMON

 

Valise pour version III :

valise-pour-fuji-gx680-v3 

 

Les objectifs

1. A la lancée du premier modèle, les focales disponibles s’échelonnent du 65 au 300mm.

Tous les objectifs comportent un filetage pour filtres de 82mm, sauf pour les 65 et 80mm qui présentent, quant à eux, un filetage de 95mm.

Ils portent tous le préfixe GX … GX80, GX100, …. GX300

2. Suivront des modèles qui comptabilisent le nombre de cycles d’obturation réalisés ; nombre qui pourra être affiché sur l’écran des magasins rollfilm.

Ils portent le préfixe GX M

3. Viendront enfin des modèles spécifiquement développés pour les capteurs digitaux.

Ceux-ci ouvrent à F3.2. Leur filetage est porté, ouverture plus importante oblige, à 95mm.

Ils portent le préfixe GX MD

Quel que soit le modèle, ils sont motorisés, tant au niveau de leur cycle d’obturation qu’à celui de la gestion de leur diaphragme.

Produit de luxe mérite boîtier de stockage de luxe :

objectif-pour-fuji-680-emballage-luxe © Bernard SULMON

 

Ils sont montés sur une platine comportant la série de contacts électriques nécessaires à leur fonctionnement.

contact-electrique-sur-objectif-fujigx680 © Bernard SULMON

contacts-electriques-sur-boitier-juji-gx680 © Bernard SULMON

Sur le flanc droit (vue depuis l’arrière du GX680), figure un levier de sélection du diaphragme ainsi qu’un autre de test de profondeur de champ. Une échelle de diaphragme se situe sur leur dessus, ce qui permet de l’observer depuis l’arrière de l’appareil, lors de la visée ou mise au point.

leviers-sur-fuji-gx-680 © Bernard SULMON

approche-des-objectifs-fuji-gx680 © Bernard SULMON

La taille carrée de la platine porte-objectif nécessite donc l’emploi de « bouchons » arrière d’un type spécial : une boîte munie de griffes.

Certains objectifs présentent un groupe arrière plus débordant que d’autres. En conséquence, ces boîtes existent en deux tailles.

Modèle standard :

boite-objectifs-fuji-gx680 © Bernard SULMON

 

Boîte profonde :

grand-boite-objectif-fujigx680III © Bernard SULMON

grande-boite-pour-objectif-fuji-gx-680III © Bernard SULMON

 

Optiques disponibles lors de la sortie du modèle I

 

optiques-disponibles-lors-sortie-modele-1

suite-tableau-objectifs-origine-gfx
 

   

 

Des versions préfixées GX M sont alors apparues : elles comportent un compteur qui additionne le nombre d’activations de l’obturateur.

 

focales-supplementaire-fujigx680




 

   

 

Le zoom 100-200mm est tellement volumineux et en porte-à-faux que le corps avant peine à le soutenir sans basculer vers le bas. C’est pour cette raison que son usage est recommandé avec son accessoire de maintien :

 © Bernard SULMON

 © Bernard SULMON

support-objectif-pour-gfx800 © Bernard SULMON

Il en va de même pour le 500mm

ffx680-avec-500mm © Bernard SULMON

 

Emploi d’objectifs de chambre montés
sur platine linhof 96x 99mm

 

accessoires-fuji-pour-objectifs-linhof 

Cet accessoire se place sur le porte platine-objectif et permet d’accueillir des objectifs divers montés sur platine LINHOF 96x99mm (min 150, max 210mm avec corps arrière pas plus large que 57mm approximativement).

L’emploi de pareilles optiques reste toutefois assez peu pratique, voire fastidieux :
1/ le volet de magasin doit être inséré
2/ le GX680 doit être utilisé en mode “MULTI”
3/ sélectionner la vitesse désirée sur la bague de l’objectif
4/ ouvrir le diaphragme
5/ faire la mise au point
6/ fermer l’obturateur de l’objectif et diaphragmer selon désir
7/ relever le miroir (bouton Mirror Up)
8/ Retirer le volet du magasin rollfilm
9/ déclencher l’obturateur de l’objectif
10/ redescendre le miroir
11/ avancer le film avec le bouton “Film Wind Button”
12/ replacer le volet de magasin
Prêt pour la prise de vue suivante ….

Usage avec dos numérique

Le format nominal de l’appareil est 6x8cm, alors que les dos numériques sont de format nettement plus petit :

- Les anciens capteurs CCD Phase One (H25, P25, P45, …etc.) font approximativement 37 x 48 mm
- Les nouveaux capteurs CMOS sont encore plus petits

Le rapport des diagonales de ces formats nous fournit le facteur de conversion (crop factor)

   GX 680  Phase One  Phase One  Phase One
   6x8cm H25
P25
P45 etc.
IQ1
IQ3 / 50mb
Leaf 17
 IQ3/100mb
 Format 56x76mm  37x48mm  33x44mm  40x54mm
 Diagonale  94,4  60,6  55  67,2
 crop factor    1,56  1,72  1,4
   50  80  90  70
   65  100  110  90
   80  125  140  110
   100  160  175  140
   115  180  200  160
   125  195  215  175
   135  210  230  190
   150  235  260  210
   180  280  310  250
   190  300  330  270
   210  330  360  300
   250  400  430  350
   300  475  516  420
   500  800  860  700

En conséquence, toutes les focales deviennent plus longues...
Le grand angle de 65mm devient quasiment la focale standard.

a) Fixation mécanique du dos numérique

Pour user de cet appareil en mode « dos numérique », il convient donc de remplacer le magasin rollfilm par une planchette « porte dos numérique » qui puisse placer le capteur dans la position précise dans laquelle le film se trouverait en mode d’usage argentique.

A l’heure actuelle, il n’existe quasiment plus de fabricant de pareilles planchettes, sauf chez des producteurs chinois qui le proposent encore en version Blad V, Blad H ou Mamiya.

adaptateur-monter-dos-numerique-sur-fuji-GX680 © Bernard SULMON

 

Version Blad V :

fuji-gx-680-avec-dos-hasselblad © Bernard SULMON

 

b) Liaisons électriques du dos

Les dos Phase One et Leaf se mettent à enregistrer une image dès qu’ils reçoivent un signal venant du contact synchro-flash de l’objectif, cessent la capture dès lors que ce signal s’interrompt, et enregistrent sur carte (ou transmettent via FireWire) l’image prise. Sur les objectifs mécaniques, le contact de synchronisation du flash reste fermé durant toute la durée d’exposition. Sur le GX680, il n’y a pas de contact synchro-flash prévu sur l’objectif, mais une prise de style PC figure bien sur le flanc de l’appareil (ainsi que sur la griffe porteflash située sur le cadre porte objectif).

Malheureusement le contact synchro-flash du GX680 ne reste pas fermé durant toute la durée d’exposition choisie. Il n’y a qu’un contact fugace lorsque les pâles de l’obturateur deviennent grande ouvertes et ce contact cesse immédiatement. Pas le temps de démarrer une capture ni de la finir … donc pas d’image valable enregistrée.

Pour pallier à ce problème, il est nécessaire de faire usage d’un circuit électronique qui maintiendra les contacts synchro-flash fermés durant toute la durée de l’exposition.

Un autre problème qui se pose avec les dos de marque Phase One réside dans le fait, qu’avant de démarrer une capture, il faut lui signaler qu’il devra prendre une image (libérer la mémoire interne du dos pour la prochaine capture). Ce signal, dénommé WAKE-UP consiste également à court-circuiter brièvement les deux contacts de la fiche ad-hoc du dos numérique.

Le menu de configuration des dos LEAF APTUS permet de choisir l’option d’user d’un signal WAKE UP (à la manière des dos PHASE ONE), ou, au contraire, de se passer de pareil signal préalable. En réalité, il y a toujours un signal WAKE UP qui est utilisé. Lorsqu’on opte pour une absence de signal préalable, c’est le dos lui-même qui en génèrera avant qu’il ne démarre, une fraction de seconde plus tard, la capture proprement-dite, sans que l’utilisateur ne s’en aperçoive (sauf s’il est très attentif et qu’il s’aperçoit de ce que l’éclair du flash ne démarre qu’une fraction de seconde plus tard).

Comme dit ci-avant, il faudra faire usage d’un boîtier électronique qui s’intercalera entre la prise synchro du GX680 et la prise ad-hoc (start capture) du dos numérique.

La firme KAPTURE GROUP proposait pareil boîtier sous la dénomination ONESHOT, et y avait associé une télécommande de manière telle que l’on pouvait déclencher l’appareil depuis ce boîtier.

Boîtier ONESHOT alimenté par une pile rectangulaire 9v type 6F22 :

boitier-one-shot-convenant-pour-liaison-dos © Bernard SULMON

Sur ce boîtier électronique figure un sélecteur de vitesses d’obturation qu’il faut nécessairement placer sur une vitesse identique à celle choisie sur le GX680. Le boîtier simulera donc la fermeture des contacts synchro-flash durant le temps programmé.

Ce boîtier comporte 3 fils dont :
- Un équipé d’une fiche Jack 2,5mm destiné au dos numérique « start capture »
- Un équipé d’une fiche synchro-flash de type PC à placer sur la prise synchro du GX680
- Un équipé d’une fiche ronde à 8 pôles à placer sur la prise « télécommande » du GX680

fujicx680-avec-declencheur-one-shot © Bernard SULMON

Sur ce boîtier électronique figure un sélecteur de vitesses d’obturation qu’il faut nécessairement placer sur une vitesse identique à celle choisie sur le GX680. Le boîtier simulera donc la fermeture des contacts synchro-flash durant le temps programmé.

Il y a donc plusieurs interactions successives entre le boîtier ONESHOT et le GX680.

Sur l’image ci-avant figure deux autres câbles :
- Un câble équipé d’une fiche DIN multi-pôles à chaque extrémité qui ne sert à rien dans la configuration GX680 (mais peut démarrer un hasseblad EL, EL/M …etc.)
- Un câble équipé d’une fiche DIN multi-pôle et d’un bouton poussoir (rouge) qui sert de télécommande filaire pour le ONESHOT (le boîtier ONESHOT est effectivement destiné à rester à proximité du GX680).

Un petit schéma veut mieux qu’un long discours...

schema-boitier-commande-dos-numerique © Bernard SULMON

Il ne reste plus qu’à appuyer sur le bouton CAPTURE(1) pour que le boîtier envoie le signal WAKE-UP (2b), déclenche ensuite l’appareil (via la prise télécommande) (2a). Le GX680 ouvre l’objectif, ce qui a pour effet d’envoyer le signal fugace de synchro-flash au ONESHOT

(3). Le ONESHOT lance alors le décompte du temps programmé et ferme les contacts (courtcircuit du jack 2,5mm) durant tout ce temps. Le dos maintenant démarre la capture et la stoppera dès que le compte pause rouvrira ses contacts (4). En théorie, l’objectif se ferme au même moment puisque la durée programmée sur le GX680 est identique à celle sélectionnée sur le ONESHOT La capture étant terminée, le dos peut enfin enregistre alors le contenu de son buffer sous forme d’image.

Comme la firme KAPTURE GROUP ne semble plus exister … il ne faut plus espérer trouver de boîtier ONESHOT neuf… seuls quelques rares exemplaires en occasion… et encore, il faut que ceux-ci soit bien adaptés au modèle I/II ou au modèle III (pas les mêmes broches qui déclenchent le GX680)… Selon internet, ce serait 2/7 pour les mod I et II, tandis que 7/8 pour le mod III. Ces informations sont données sous toutes réserves, aux risques et périls de celui qui tenterait l’opération, sans aucune responsabilité de ma part en aucune façon).

Sur base de ces principes, on peut aussi construire son propre boîtier…

boitier-personnel-de-declenchement-de-dos-numerique © Bernard SULMON

 

c) Reste ensuite à placer le boîtier près du GX680…

Un exemple :

 © Bernard SULMON

une vue du socle © Bernard SULMON

 

d) Déclenchement

Le GX680 doit avoir été placé en mode « MULTI »

Il suffit ensuite d’appuyer sur le bouton « CAPTURE » du ONESHOT pour que le processus décrit ci-dessus démarre et provoque, in fine, l’enregistrement d’une image

 

Les entrailles du GX680 – Mod I

Vis cachées …

 © Bernard SULMON

 © Bernard SULMON

interieur-gx680 © Bernard SULMON

cellule-de-mesure-exposition-fuji-gx680 © Bernard SULMON

Cette cellule « regarde » la pellicule du dos. Elle est cachée par le miroir. Elle ne peut donc pas servir à déterminer l’exposition idéale avant prise de vue. Elle ne sert qu’à déterminer, une fois la prise de vue effectuée, si celle-ci s’écarte ou non de plus de 2 diaphragmes de l’exposition idéale (allumage des leds de contrôle latérales et buzzer). Le mode AUTO ne fonctionne pas avec cette cellule !

Le mode d’emploi précise que cette cellule est spécialement calibrée pour la réflexion des pellicules FUJI (SUPERIA/SUPERIA REALA /NPS160 / NPH400 / etc…)

Pour une mesure avant exposition, il faut faire usage du viseur AE FINDER et placer le sélecteur de vitesses en mode AUTO.

interieur-du-fujigx680 © Bernard SULMON

 

 © Bernard SULMON

 

vue-interieure--gx680 © Bernard SULMON

 

autre-vue-fujigx680-interieur © Bernard SULMON

 

cable-et-fils--- © Bernard SULMON

 

interieur---- © Bernard SULMON

 

- © Bernard SULMON

 

cadre-interne-fuji-gx80-2 © Bernard SULMON

 

Remplacement de la pile de sauvegarde des dos mod I et II

Pour les magasins rollfilm mod I et mod II, le remplacement de la pile interne nécessite un retour en atelier.

A vos risques et périls, sans aucune responsabilité de ma part, vous pouvez tenter de suivre les instructions données via cet internaute sur YouTube (en anglais) :

https://www.youtube.com/watch?v=yViibd-Xijw

pile toshiba ER3 3,6v lithium ou similaire
saft LS 14250 ... axial leads
tadiran SL750/P
Leclanché LSA-19000D
ER3 aussi appelées 1/2 AA

 

 
    dernière modification de cet article : 2018

 

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