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l'auteur
Avant-propos :
Cette page "Chronologie Photographique" est suivie d'une page : Je donne ici des notes de cours, faites à partir de lectures, qui m'avaient été utiles au moment où j'ai enseigné à l'Ecole des Beaux-Arts de Nîmes. Comme toutes notes de lecture, elles citent abondamment les textes auxquels elles font référence, et en conservent le style. Si elles peuvent vous donner envie de lire les livres qui ont permis de les constituer ou vous servir un peu comme elles me servent, à moi qui ait une mauvaise mémoire, de pense-bête, ce sera déjà pas si mal, et elles n'ont pas d'autre prétention.
Ces notes de cours ont été établies à partir des livres suivants,
Le Style Documentaire
La Photographie Plasticienne
La Photographie Contemporaine
Voir aussi : |
Notes de cours
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1812 |
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1826 |
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1833 |
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1840 |
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1841 |
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1847 |
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1848 |
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1850 |
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1850 |
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1850 |
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1850 |
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1851 |
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1855 |
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1855 |
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1859 |
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1860 |
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1860 |
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1860 |
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1878 |
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1883 |
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1887 |
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1888 1/ Il s'oppose à la vision nette de la Société Française de Photographie 2/ la vision du photographe s'établit sur l'expression des sentiments. Les pictorialistes recherchent leur inspiration dans tous les mouvements esthétiques : impressionnisme, préraphaélisme, symbolisme, japonisme et art nouveau. Les vues extérieures sont très fréquentes : paysages romantiques ou bucoliques, images de la ville s'éveillant à la modernité. Toutefois l'atmosphère confinée des intérieurs bourgeois domine : vie domestique, jeux des enfants, salon de musique, famille réunie dans le grand salon. Les procédés d'ennoblissement de la photographie sont préconisés. Les effets de matières sont là pour faire oublier le procédé au profit de l'œuvre finale. Aux papiers industriels sont préférés les papiers à dessin sensibilisés pour la photographie. Quelques noms : Hugo Henneberg, Heinrich Kühn, René le Bègue, Robert Demachy, Constant Puyo, Ernst Juhl, Alfred Stieglitz, Alvin Langdon Coburn, Frank Eugene, Gertrude Käsebier, Edward Steichen, Clarence Hudson White, Peter Henry Emerson. Vers 1902, la revue Camera Work, fondée par le mouvement de Stieglitz Photo-Secession avec Steichen comme conseiller artistique, est lancée aux E.U. Elle propose un pictorialisme soucieux de valoriser la modernité américaine. De son sein naîtra une esthétique moderne : la Straight Photography (Paul Strand) |
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1895 |
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1914 |
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1920 |
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1920 La plupart des tenants de la Nouvelle Vision sont des artistes complets et l'influence des arts plastiques sur leur travail est évidente (cubisme, futurisme, constructivisme, surréalisme). Les nouveaux photographes revendiquent une forme technicienne et moderne de la photographie. Nombre d'entre eux révolutionnent indifféremment toutes les disciplines avec enthousiasme, prônant l'hybridation et le mélange des genres (Laszlo Moholy Nagy en Allemagne, Alexandre Rodtchenko et El Lissitzky en URSS, Man Ray, René Zuber et André Vigneau en France, Piet Zwart aux Pays-Bas, Willy Kessel en Belgique). Il faut s'emparer du monde en le photographiant de manière inédite, organiser la lumière, voir d'une façon neuve, trouver des perspectives insolites, déformer le réel, resserrer les cadrages pour faire de la limite un élément essentiel de la composition. Dans la chambre noire on pratique le photogramme, les copies négatives, le photomontage, la solarisation, l'effet relief (paraglyphe). On associe même dessin et photo. L'appareil photo est plus un découvreur qu'un enregistreur. Le portrait recherche le rendu le plus exact, le plus objectif ou le plus plastique du visage. Le cadrage est l'élément essentiel de la mise en valeur photographique, mais l'exaltation de la netteté est l'élément essentiel et typique de la mise en valeur photographique. Le corps est réifié, souvent débarassé de ses appendices troublant (jambe, bras, mains et même visage) et redessiné par les ombres et les lumières. L'objet et l'architecture moderne sont des sujets de prédilection pour les photographes. On évite la vue de face, on insiste sur les éléments plastiques, on joue sur les distorsions, les plongées ou les contre-plongées, on recherche les courbes qui font basculer l'espace. Le mouvement débouche en 1929 sur l'exposition Film und Foto de Stuttgart. Une partie des photographies exposées sont reprises dans deux livres importants : Es kommt der Neue Fotograf de Werner Gräff et Foto-Auge de Jan Tschichold et Franz Roh. Ces deux livres établissent et théorisent… mais finalement font le bilan de la Nouvelle Vision. |
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1923 |
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1925 |
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1925 Pour tous, l'artiste a libre choix de son œuvre, tous prônent la libre disponibilité des images photographiques ou imprimées et la puissance combinatoire à partir d'un document existant laissé à la seule force de l'imagination. L'érotisme est la force majeure qui meut le surréalisme. Beauté et érotisme se conjuguent exclusivement au féminin. Dans la magie des circonstances, tous s'intéressent au réel qui suffit à à combler leur soif d'étrangeté et de bizarrerie. Il suffit en regardant autour de soi de savoir regarder et déclencher à temps. On trouve dans le familier l'insolite et l'irrationnel. Après guerre il y aura encore quelques images, mais globalement l'imaginaire s'est raidi pour laisser la place à l'œuvre impeccable. La guerre redoutée a eu lieu, plus gobale, atroce et ignoble que nul ne pouvait l'imaginer. Les techniques surréalistes : - surimpression : superposer deux ou plusieurs éléments à partir de deux ou plusieurs négatifs superposés (Boiffard, Parry, Tabard) - photocollage : composition de photos découpées, collées et assemblées (Hugnet) - photomontage : assemblage de négatifs (Ubac) - photogramme : simple prise d'empreinte sans l'intermédiaire d'un appareil photographique (Schad, Man Ray, Moholy Nagy) - solarisation : insolation un cours instant d'un négatif ou d'un tirage photographique au cours du développement, ce qui renverse partiellement des valeurs (Man Ray, Tabard) - brûlage : on fait fondre progressivement le négatif au moyen d'une source de chaleur. La désagrégation progressive de l'image donne des résultats inattendus (Ubac) |
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1929 Essor de la presse photo d'abord en Allemagne, en Russie, puis en France, Grande-Bretagne et Etats-Unis, premières agences photographiques dès 1920. Les magazines s'appuient sur des reporters-photographes professionnels reconnus (Abbe, Eisenstaedt) ou donnent leur chance à des plus jeunes (Umbo, Kertesz, Capa, Moral, Bourke-White). Ils peuvent aussi commander le reportage à des photographes établis (Krull, Brassaï, Schall). Le métier s'organise hiérarchiquement. On assiste à la naissance des agents de photographes et des agences photographiques auxquelles contribuent aussitôt par leur fonds photographique quelques photographes (Boucher, Zuber, Landau, Ylla) |
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1933 |
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1936 Même si le reportage de guerre a existé dès les origines de la photographie (Roger Fenton couvre la guerre de Crimée en 1854-55, Mathew Brady et Alexander Gardner documentent la guerre de sécession américaine de 1861 à 1865), il faut attendre le gigantesque essor des magazines d'actualités des années 20 pour que le reportage de guerre monte vraiment en puissance. Les hommes politiques deviennent complices des reporters, s'apercevant du pouvoir de l'image. La succession des événements politiques dans l'entre-deux guerres bouleverse le monde et crée l'apparition des grands reportages (1936 : le Front Populaire en France, couvert par Chim et Papillon), les premiers congés payés (Cartier-Bresson, Schall, Jamet), la Guerre Civile Espagnole (Reisner, Namuth, Taro, Capa)). La deuxième guerre mondiale puis la guerre froide, le blocus de Berlin, la guerre d'Indochine, le Vietnam seront autant de prétexte aux grands reportages historiques. Dans les années 30, les photographes sont encore pleins de culture classique et les images réalisées rappellent parfois des pietas ou des mater dolorosa (Dorothea Lange). Certaines photographies deviennent des icônes modernes, comme le soldat républicain espagnol tué sur le champ de bataille de Capa. Après le krach boursier de 1929, Roosvelt lance le new deal. Le sociologue Roy Stryker est investi de la mission de composer une équipe de photographes pour enregistrer "objectivement" la campagne américaine ravagée par la crise économique. Une douzaine de photographes parcourant le pays entre 1935 et 42 rapportant plus de 270 000 clichés témoignant de cette crise (Walker Evans, Dorothea Lange, Arthur Rothstein, Ben Shahn, Gordon Parks, Jack Delano). |
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1939 |
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1945 Dès les années 30, Cartier Bresson affirmait que "l'objet de la photo est l'homme, l'homme et sa vie si courte, si frêle, si menacée". Après le carnage de la seconde guerre mondiale, ces idées prennent une grande force. Les thèmes de prédilection de nombreux photographes sont les valeurs humaines : l'amour, l'enfance, la rue, les artisans et les autres cultures. On se concentre sur l'humain, sur tous les êtres, sur la souffrance, certes, mais surtout sur l'harmonie qui unit la grande famille des hommes. Il existe souvent une complicité réelle entre le photographe et le photographié. Pour nombre de photographes tout est beau et harmonieux, autant chez les clochards, dans les quartiers les plus sordides des bidonvilles que dans les grandes fêtes de chez Maxim's. La rue est le lieu privilégié de l'humain où l'on recherche le cliché qui émeut, le cliché où l'humanité se dévoilera à l'état pur. (Cartier-Bresson, Doisneau, Izis, Ronis, Van der Elsken, Lorelle, Sougez, Ichac, René-Jacques). Une exposition américaine organisée en 1955 à New York par Edward Steichen (The Family of Man) impose cette expression photographique et minore les autres. Cette photographie connaît plusieurs appellations ; en Europe : photographie humaniste, réalisme poétique. Aux E.U. : Human Interest. Les photographes-illustrateurs, comme ils se nomment, travaillent essentiellement pour la presse, à la recherche d'icônes photographiques ou collaborent avec des poètes (Pierre Mac Orlan, Blaise Cendrars, Francis Carco, Jacques Prévert). |
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1951 On voit remonter l'importance des photogrammes, des traces lumineuses et des surimpressions de négatifs. Le mouvement est international (en plus des fondateurs on trouve : Brandt, Hardy pour les anglais, Adams, Bullock, Callahan, Minor White pour les américains, Okamoto, Higuchi et Takat pour les japonais, Boucher, Masclet, Catherineau, Boubat pour les français). Les travaux de White, Frank, Strand, Klein installent une interprétation très forte (souvent pessimiste) à l'intérieur de l'image. Les idées de "décadrage, d'utilisation de l'accident, un autre rapport avec l'appareil" permettent, selon William Klein, de "libérer l'image photographique". Mais que ce soit pour les photographes humanistes ou les photographes subjectifs, la rue, sa poésie et son âme, sont le sujet photographique principal dans les années 50. |
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1961 Le fait marquant est que cette création obtient une visibilité par la mise en place d'institutions qui désormais se rendent compte de la puissance de la photographie, de sa multiplication et de son impact. Ce relais est déterminant pour la photographie. Des collections de photographies sont créées dans les musées d'art moderne, des postes de conservateurs spécialisés sont créés, des galeries privées se montent et un bouillonnement éditorial et de festivals se met en place (création d'Arles en 1970) |
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1960 Les photographes recherchent de nouvelles manières d'appréhender le réel, tandis qu'apparaît la séquence comme moyen d'expression photographique. De nombreux photographes (Garry Winogrand, Lee Friedlander, Diane Arbus, Bruce Davidson, Danny Lyon) documentent le désenchantement et l'Amérique en crise ("New documents"). Les photographes de la "New Topographics" enregistrent patiemment toutes les blessures causées par l'homme au paysage. On voit apparaître une photographie de la monotonie (Robert Adams, Lee Friedlander, Lewis Baltz). |
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1966 |
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1970 La photographie de mode existe dès 1850-1860. Le vêtement est décrit avec précision, la pose du modèle est secondaire. Ce sont des femmes du monde qui portent les toilettes devant le photographe. Recourir à des modèles professionnels est considéré comme vulgaire. Dans les magazines on indique sous la photo le nom de la dame, du couturier et rarement le nom du photographe. Le baron Adolf de Meyer domine la période 1913-1924 dans le style pictorialiste (flou et contre-jour) jusqu'à ce que Edward Steichen (engagé par Vogue en 1924) le détrône. L'image est nette et les poses simples. Les photographies sont en phase avec le modernisme lancé par l'exposition des Arts Décoratifs de Paris de 1925. De nombreux photographes s'intéressent alors à la mode dont la représentation sera l'écho des tendances de l'image entre deux guerres. Tandis que la guerre fait rage en Europe, l'américain John Rawlings impose la photographie de mode en couleur. La domination américaine sur une Europe ruinée se concrétise par la célébrité des Richard Avedon et Irving Penn. Dans les années 60 on assiste à la montée en puissance des modèles non conventionnels (Jean Shrimpton, Veruschka ou Twiggy) tandis que les photographes deviennent des démiurges (David Bailey, Terence Donovan et Brian Duffy). William Klein impose le style de Vogue dans les années 60. Dans les années 70 et 80, deux photographes gèrent les acquis de la libéralisation des mœurs et de l'introduction du social dans la photode mode : Guy Bourdin et Helmuth Newton. Violence spectacle et sexualité agressive dominent la photo de commande. A la fin des années 80 le vêtement n'est plus souvent qu'un prétexte illisible dans la photographie. La photo doit surtout transmettre une atmosphère et le vêtement n'est évoqué et saisi que furtivement. Le marché de la photo ainsi que les expositions font sortir la photographie de mode de son statut commercial et lui confèrent un statut d'œuvre d'art. |
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1980 La photographie étant reconnue par les institutions elle devient œuvre à part entière. La finalité de la photographie n'est plus uniquement la presse ni le livre. Les artistes utilisant la photographie qui s'inscrivent dans l'histoire de l'art cohabitent avec les partisans de la photo pure (straight photography) qui s'inscrivent uniquement dans l'histoire du medium photographique. Christian Boltanski dira : "la photographie, c'est le photo-journalisme, le reste, c'est de la peinture". Le tableau photographique est né. Il est destiné à être accroché au mur. Les formats grandissent et la couleur s'impose (Boltanski, Jeff Wall, Andres Serrano). L'"instant décisif" n'est pas de mise, l'actualité n'a pas cours dans la photographie plasticienne. L'important se déplace vers une technique très maîtrisée d'objets, d'architecture, de visages ou de corps. Des élèves des Becher (wall, Struth, Gursky, Ruff) forment l'école de Düsseldorf. Ils ont la volonté de proposer des images pures, dénuées de toute manipulation qui déboucheront sur des tableaux toujours plus grands, tandis que la majorité des artistes s'orientent vers le développement de fictions ou de mises en scène (Cindy Sherman, Anna et Bernhard Blume, Tom Drahos, Sandy Skoglund, Karen Knorr, William Wegman). En liaison avec une société de consommation dont le discours place l'individu au centre de tout, l'autoportrait fascine (Coplans, Dieter Appelt, Thomas Florschuetz). En accord avec le fond populiste et démagogique de la même société marchande de nombreux artistes explorent sans relâche le registre de la dénonciation qu'elle soit ou non politique (Barbara Kruger, Victor Burgin ou Katarina Sieverding). D'autres enfin explorent la prétention photographique à rendre compte du réel (Joan Fontcuberta, Yasumasa Morimura, Georges Rousse). Au début du XXIème siècle la société marchande semble avoir imposé une fascination pour le banal, le trivial, la sacralisation des objets et des choses les plus ordinaires. Le cadrage est volontairement maladroit, la prise de vue approximative. La fascination de la banalité s'impose avec Martin Parr, Richard Billingham ou Nan Goldin. |
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dernière modification de cet article : 2006
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