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Les collections
photographiques, Guide de conservation préventive - Bertrand
Lavédrine (Association pour la Recherche Scientifique pour les
Arts Graphiques) - Muséum d'Histoire Naturelle - Paris 2000 -
page 50. |
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Etude Libert &
Castor. Définition donnée en préalable de la vente de
photographie du 3 mai 2001 - Paris |
| contretype |
Le
contretype, ou reproduction, est obtenu à partir d’une épreuve
photographique rephotographiée. Sa matrice n’est pas le négatif
original de prise de vue qui a été perdu ou détérioré.
Certaines réalisations des photographies passent obligatoirement
par un contretype : le cliché original étant recomposé au
tirage (superposition, collages, interventions au crayon, etc.),
le second négatif devient le négatif définitif. Ce procédé
est, dans ce cas, un élément nécessaire de la création. |
| fac-similé |
épreuve
obtenue par reproduction ou à partir du négatif original, dont
le support de tirage et le traitement associé sont identiques à
ceux employés par l'image de référence (généralement un
vintage) |
| limitation
des tirages |
Trois
cas se présentent :
1. Certains photographes ne numérotent pas, ni ne limitent, et se
contentent de faire les tirages à mesure de la demande, se réservant
d’interrompre leur production quand ils le désirent.
2. D’autres photographes ne limitent pas mais numérotent leurs
tirages : 1er, 2e, 3e, etc.
3. D’autres décident du nombre maximum de tirages qui seront
faits : (les plus fréquents sont 15, 25 ou 50) et les numérotent
1/25, 2/25, etc., ce qui ne signifie pas que tous les tirages prévus
seront faits.
Il faut savoir qu’un négatif est fragile et que le tirage
d’une photographie se fait actuellement d’une manière
artisanale quand il s’agit de beaux tirages : le tirage est
effectué manuellement, pièce par pièce : on peut dire que
chaque tirage est unique.
Texte rédigé par l’Association pour la Défense et la
Promotion de la Photographie Originale, 1981.
L’APO a pour mission de faire respecter les règles qui protègent
l’intégrité du marché de la photographie et, par conséquent,
les photographes et les collectionneurs. |
| négatif |
Après
la prise de vue, l’image latente devient «négatif» lors du développement.
Le format du négatif est lié au format de l’appareil
photographique : on parle, par exemple, de 23 x 36 mm (les Américains
disent 35 mm), de 6 x 6 (cm), de 4 x 5 (inches, c’est-à-dire
10 x 12,5 cm), de 13 x 18 (cm), de
20 x 25 (cm), etc.
Le support du négatif peut être du papier (calotype, papier ciné,
etc.), une plaque de verre, ou comme aujourd’hui un film souple
(triacétate de cellulose ou polyester).
Sur le négatif les ombres du sujet sont traduites par des valeurs
claires et les hautes lumières par des zones sombres : on dit que
la « gamme des gris » est inversée ou en négatif.
Tant qu’il n’existe pas de tirage, le négatif ne reste
qu’une intention. |
| photographie |
Aujourd’hui,
c’est généralement une image sur papier photographique
industriel (au bromure ou au chlorobromure d’argent) ou
artisanal (les firmes photographiques ayant abandonné la
fabrication d’émulsions positives non argentiques comme le
papier au charbon, au platine, au palladium, etc, des photographes
retrouvent des formules anciennes pour émulsionner eux-mêmes
leurs papiers).
Le vocabulaire utilise beaucoup de mots pour désigner la
photographie-image multiple (photographie, épreuve, tirage,
positif, agrandissement, contact), image multiple qui s’oppose
à l’image unique, généralement un positif direct (obtenu sans
la matrice du négatif) comme l’étaient le daguerréotype, le
ferrotype, l’ambrotype, et comme l’est aujourd’hui le polaroïd.
(Toutefois il existe certain type de polaroïd noir et blanc à négatif
récupérable).
On peut encore signaler certaines photographies obtenues sans négatif
: les photogrammes (Man Ray, Schad, etc.) et les chimigrammes (Sudre,
Cordier).
Pour la photographie en couleurs, on distingue plusieurs procédés
de tirage, qui présentent des espérances de conservation
variables : le tirage RC (résine coated), le cibachrome, le
dyetransfer, le tirage au charbon Fresson.
Il y a aussi des mises en couleurs de photographies noir et blanc,
soit par chimie (virages et oxydations) soit par application
manuelle de colorants. |
| retirage |
C’est
un tirage original exécuté après la mort de l’auteur par le
possesseur des négatifs.
C’est toujours une interprétation, hors du contrôle du
photographe, et leur qualité dépend du talent du tireur. |
| tirage |
Le
tirage, c’est l’opération qui va permettre d’obtenir, à
partir du négatif, un ou plusieurs positifs en inversant la gamme
des gris (du négatif) pour retrouver les valeurs du sujet.
Le mot tirage désigne à la fois le résultat et l’opération
qui, de nos jours, se pratique généralement au laboratoire à
l’aide d’un agrandisseur.
Un tirage n’est pas toujours un agrandissement. Il peut être
une réduction. Il peut aussi être effectué par contact (le négatif
étant maintenu en contact avec le papier sensible).
Dans le cas des contacts, le négatif et le positif ont alors une
taille identique.
Il faut distinguer :
• les contacts qui engendrent une épreuve d’exposition,
d’après généralement des négatifs de moyen ou grand format
(exemple : Sudek, Weston),
• des planches de contact des négatifs de tous formats (au seul
usage du photographe) comme référence d’un système
d’archivage et outil de première lecture des photographies.
Le négatif peut être comparé à une partition de musique. Le
travail du tireur est celui d’un interprète, l’auteur du négatif
étant alors considéré comme le compositeur.Une épreuve de
lecture est un déchiffrage ; un tirage définitif est une interprétation
aboutie, voire magistrale (les Américains parlent de «master
print»).
Un compositeur d’image n’est pas toujours un virtuose du
tirage. En revanche, il existe de (très) bons interprètes qui ne
seront jamais de grands compositeurs.
Une photographie peut être complètement modifiée par le tirage
(certaines valeurs peuvent être accentuées ou éclaircies sur
toute l’image ou partiellement).
Il ne faut pas confondre...
• épreuve de lecture : tirage souvent sans finesse qui permet
aux photographes de préciser le choix déjà fait sur les
contacts, entre une image et une autre, d’étudier un éventuel
recadrage et d’antici-per sur la mise en valeur des gris du
tirage définitif,
• tirage de presse : destiné, comme son nom l’indique, à la
page imprimée et qui, à cause des modalités techniques de la
photogravure, est généralement plus gris, c’est-à-dire moins
contrasté qu’un tirage définitif d’exposition.
Aujourd’hui, les photographes fournissent délibérément pour
se prémunir contre le vol ou le risque de confusion avec des épreuves
d’exposition, des tirages de presse à conservation précaire,
• tirage définitif, ou photographie originale : il n’a de
destination que son existence de tirage.
Il est contrôlé et reconnu par le photographe qui a décidé du
format, du contraste, du cadrage de l’image, qu’il en ait
effectué ou non le tirage. |
| tirage
d'époque |
épreuve
réalisée à une époque qui suit immédiatement celle de la
prise de vue (on considère généralement qu'un intervalle de
quelques années est compatible avec cette qualification). |
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Le
tirage d’époque, dit aussi
« vintage », est contemporain de la prise de vue.
Il ne faudrait pas le confondre avec une épreuve de lecture,
fut-elle d’époque, qui ne reste dans la plupart des cas,
qu’un brouillon.
Le tirage d’époque n’est pas toujours un tirage définitif
d’époque
commentaire galerie-photo : définition donc moins
restrictive que celle de l'ARSAG - que nous retenons pour notre
part, en ce qu'elle implique la participation active de l'artiste
pour la réalisation du "vintage". |
| tirage
original |
épreuve
définitive réalisée par l'artiste, ou sous son contrôle direct |
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C’est,
dans la plupart des cas, un tirage ultérieur effectué à partir
du négatif original longtemps après la prise de vue, par le
photographe lui-même ou sous son contrôle.
Parfois, il n’existe pas de tirage d’époque : quand le tirage
définitif d’époque a disparu (détruit ou perdu) ou quand le
photographe redécouvre bien des années plus tard une image
qu’il n’avait jamais tirée.
Il peut donc exister de la même image des tirages différents
suivant l’époque du tirage ou les différents interprètes.
Il est souhaitable que le nom du tireur et la date de son exécution
soient indiqués au dos du tirage. |
| vintage |
tirage
original d'époque |
dernière
modification de cet article : 2001
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