
l'auteur
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Henri Peyre
Né en 1959
photographe
webmaster de
galerie-photo
professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de
Nîmes de 2002 à 2005
Formation : ingénieur IBM
et ancien élève des Beaux-Arts de Paris
Phonem
28 rue de la Madeleine
30000 Nimes
henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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Comparatif
Mamiya 7 II - Hasselblad 202FA :
Un avis d'utilisateur
Ce comparatif est complètement subjectif et ne
prétend pas à l'exhaustivité. Y sont mêlées des sensations
personnelles et des observations techniques.
J'avais un Hasselblad 202FA depuis un certain
temps et je viens d'acquérir un Mamiya 7 II. Cet article fait
l'inventaire des impressions que j'ai avec ce nouvel appareil. Je
le compare avec l'Hasselblad, qui est le compagnon de toujours.
Le Mamiya présente les avantages comparatifs
suivants :
- l'appareil est très léger donc on peut le porter sans arrêt
avec soi, l'Hasselblad est plus lourd.
- il est silencieux et peu agressif pour la photo d'inconnus. L'Hasselblad
fait entendre un gros claquement peu discret à l'obturation.
- la netteté de l'image est légèrement meilleure avec le
standard que celle de l'Hasselblad
- la visée à la Leica, directe, convient à la photographie
événementielle.
- le format de pellicule légèrement plus important permet
recadrage ou tirage supérieur.
L'Hasselblad en revanche présente les avantages
comparatifs suivants :
- Son ouverture à f/2,8 tire de bien des embarras. Avec son
ouverture à f/4 le Mamiya ne permet pas de prendre des photos en
centre-ville à la petite lumière du matin. C'est un gros
handicap pour un appareil photographique qui vise le reportage
- le rendu des couleurs de l'objectif standard est beaucoup plus
bleu et dur que celui de mon standard sur le FA (un peu comme
certains objectifs de chambre de Nikon, par rapport à Rodenstock,
je dirais). Mettons que quand je reçois mes provia 100F développée
de l'Hasselblad, il peut m'arriver de retrouver en regardant
CHAQUE image, l'impression qui m'avait fait déclencher. Avec
l'autre, pour l'instant, non. Cela peut venir aussi du viseur qui
n'est pas du genre chambre, (me mettant dans le noir).
- l'exposition laisse beaucoup à désirer par rapport à
l'extraordinaire exposition du FA (quasiment impossible à mettre
en défaut - c'est une mesure, bien faite, de ce qui passe au
travers de l'objectif). Avec le Mamiya, il y a souvent des
problèmes d'exposition (dès qu'on est dans l'ombre et qu'on veut
prendre une scène majoritairement ensoleillée en particulier)
Un petit test
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Hasselblad - vue générale

Mamiya vue générale
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Cette image a été prise dans une
situation vraiment traditionnelle en photographie (soleil
d'arrière). La mesure de la lumière a été confiée aux bons
soins des automatismes de l'appareil, le diaphragme étant fixé
à f/11 sur les deux appareils. Les
deux images ont été réalisées sur de la Provia 100F et
données au développement (très standardisé et régulier) de
la FNAC. On voit nettement une mesure
de la lumière plus imprécise sur le Mamiya, qui ne démontre
pas mais illustre en fait un phénomène général : celui d'une
vraie faiblesse congénitale du Mamiya en ce domaine. A tel
point que nous recommandons absolument d'avoir une cellule à
main, ou mieux, un spotmètre pour faire un travail réellement
efficace avec cet appareil. Rassurez-vous, Mamiya et spotmètre
restent moins lourds que l'Hasselblad. Le
léger delta d'exposition n'empêche pas non plus d'observer un
rendu des couleurs plus chaud sur l'Hasselblad et, nous
semble-t-il, plus conforme à ce que nous avions vu au moment de
la prise de vue (mais qui pourrait en jurer ?) |
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Hasselblad - taille d'impression

Mamiya - taille d'impression
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Ces deux images sont destinées à
présenter le détail de notre mire improvisée.
La boîte d'aspirine est présentée à sa taille réelle
d'impression (si votre écran est bien à 72ppp). L'image
au total fait une cinquantaine de centimètres de hauteur. |
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Hasselblad - taille réelle des pixels

Mamiya - taille réelle des pixels
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Enfin voici la boîte à la taille
réelle des pixels.
On voit à la fois la dominante bleue du Mamiya, avec perte de
couleur dans les rouges (bien sûr) mais aussi dans les verts,
et son acuité légèrement meilleure..
Conclusion
Le Mamiya est un appareil idéal pour
la prise de note (léger) et une photographie dont la couleur
est moins l'ambition que le piqué (cela m'arrive d'en faire
comme cela ces temps-ci). Pour
l'instant donc : si je n'ai qu'un appareil à emporter, ce sera
encore l'Hasselblad, meilleur en couleur. Si à un moment
donné, je dois me promener 15 km en prenant des photos ce
sera le Mamiya, vraiment plus léger.
En noir et blanc, Mamiya sans hésitation, parce que son acuité
est meilleure, et que son viseur télémétrique privilégie le
sens de la construction et des valeurs, le viseur "de
chambre" de l'Hasselblad privilégiant le sens des
couleurs, comme son rendu.
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