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auteur de l'article

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
Beaux-Arts de Paris en peinture
webmaster de galerie-photo
ancien professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes

www.photographie-peinture.com
www.nature-morte.fr
organise des stages photo

 

 

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Interfit Super Coolite 5 :
pour la photographie d'intérieur sur pied

par Henri Peyre


Le sac Interfit pour 2 super coolite 5

Introduction

J’ai pendant des années utilisé des flashs et un générateur pour faire de la photographie en intérieur. Finalement un jour j’ai été las de traîner un matériel trop lourd et j’ai acheté un premier kit de lampes en lumière froide, de ces lampes à économie d’énergie comme on en met à son plafond, mais équilibrées pour la lumière du jour.

Evidemment, ça ne fait pas l’effet des flashs mais il y a du pour et du contre.

Le pour c’est qu’on voit ce qu’on fait. Au flash il m’était vraiment pénible de devoir préparer la photographie à la lumière de mes lampes pilotes : elles délivraient une couleur orangée vraiment faiblarde là où le flash au moment de la prise de vue envoie une lumière bleue coupante. Comment penser maîtriser sa composition quand on a le moindre goût de la couleur ? Rien de tel avec les lumières blanches. Ce qu’on voit à la préparation est réellement ce qui sera photographié.

Le contre c’est le manque de puissance : on est très loin de générer avec 2 petites ampoules économiques la même puissance lumineuse que celle de 2 flashs qui délivrent toute la gomme sur une période très courte. Si j’avais travaillé sur des sujets mobiles en intérieur, cela aurait été rédhibitoire. Mais je ne travaille pas sur des êtres vivants et je fais surtout des prises de vue qui relèvent de l’architecture d’intérieur.

Néanmoins, avec le temps, le manque de puissance a fini par me peser, en particulier dans ces quelques situations ou, en photographie d’intérieur, on aimerait aussi donner à voir un paysage non brûlé au travers de la fenêtre. L’écart de luminosité dépasse souvent la dynamique du capteur et il faut le réduire. Soit alors on choisit de baisser la luminosité extérieure : on attend pour prendre sa photographie le moment précis où le crépuscule s’annonce, mais on est alors condamné à faire toutes les vues comportant un fragment d’extérieur dans un laps de temps très court. Soit on tente de maîtriser la situation en augmentant la lumière à l’intérieur, et on met à contribution l’éclairage dont on dispose… avec mes deux petites lampes blanches j’étais un peu à la peine. Je commençais par évaluer la question de construire moi-même deux rampes de lampes pour multiplier simplement la puissance disponible sans varier la qualité d’une lumière qui me convenait parfaitement… avant de m’apercevoir que d’autres que moi avaient travaillé à la question et qu’il existait d’intéressantes solutions toutes faites et bon marché. Je me suis donc récemment offert un kit Interfit de deux Super Coolite 5 avec leur sac. Après un peu de pratique, je peux maintenant en parler.

Le kit

Le kit est composé de deux ensembles de 5 lampes réunies en torche.


5 lampes de 28W par tête

Les lampes sont à 5000-5200K soit de type lumière du jour. L’arrière de chaque projecteur permet d’allumer ou d’éteindre chaque lampe indépendamment.


Les réglages : un interrupteur principal et 5 interrupteurs secondaires

La fabrication est irréprochable, le montage des lampes est très propre, rien à voir avec une solution que j’aurais pu bricoler moi-même. Avec les lampes et leurs bols sont livrées deux petites toiles synthétiques blanches, que l’on monte sur les projecteurs pour atténuer un éclairage direct qui serait trop contrasté, et 2 boîtes à lumière pliantes de 60x60cm. Passer du montage éclairage direct à éclairage indirect n’est pas instantané et nécessite un tournevis : il faut dévisser une couronne métallique qui tient le bol.


La fixation au pied : du classique, dimensionné comme il faut et pas plus

Pour ma part l’éclairage direct atténué par la toile synthétique, utilisé tourné vers le plafond ou les murs, est ce qui me va le mieux ; je ne me sers guère des boîtes à lumière, faisant peu d’objets. J’ai commandé l’ensemble avec le sac de transport, pensant remplacer avec cette solution mobile mon kit basique à 2 fois une lampe. Le sac a fière allure. Il peut contenir tout le matériel auquel on peut même ajouter les quelques câbles nécessaires.

Premier bilan

On le verra probablement sur les illustrations, l’ensemble est quand même volumineux. Je n’ai pas encore essayé de partir seul avec ce matériel, mais une chose est sûre, je ne voudrais pas avoir trop d’escaliers à monter avec un sac qui est rien moins qu’encombrant.

Quoique bien construit et muni de roulettes de bonne qualité et silencieuses, le sac n’est pas renforcé sur le fond, là où il peut se râper contre les trottoirs. C’est plus un élégant sac de rangement qu’un baroudeur et m’est avis qu’il vaut mieux le transporter précautionneusement avec l’aide d’un assistant que partir avec dans une mission héroïque.


Le fond du sac : les 2 pieds permettent le repos en station verticale

Du point de vue de l’éclairage, qui est bien entendu le plus important, les projecteurs marchent bien. Il faut s’entendre sur le « marche ». Il n’y a quand même pas de miracle : on n’arrivera pas à ramener dans une dynamique de diapositive un type en portrait intérieur à contre-jour devant une fenêtre par journée ensoleillée.

Par contre on arrivera peut-être à équilibrer un portrait d’intérieur en jour gris pour de la pellicule négative en couleur. En fait, j’ai calculé que je gagnais environ 2 diaphragmes en contre-jour intérieur par journée ensoleillée. Ce n’est pas négligeable mais cela reste limité.

Je réalise des photographies techniques d’objets pour des livres grand-public plusieurs fois dans l’année. Pour ce type de sujets de studio, le confort est impeccable. On envoie la lumière en indirect, sur le plafond ou un mur blanc, et le résultat est sensationnel : la qualité de la lumière est superbe, elle a de la profondeur au sens où un objet un peu long ne risque pas de s’enfoncer dans la nuit. Le travail peut être fait dans le confort.

Conclusion

Belle construction, bel objet, bon rapport qualité/prix.

Le pack est bien adapté à la prise de vue d’objets immobiles en intérieur. On peut dire qu’on est très à l'aise sur ce type de sujets. On place ses lampes, la lumière est belle et généreuse et la photographie prise correspond rigoureusement à ce qu’on a voulu obtenir. Le temps de pose reste toutefois important (on peut atteindre plusieurs secondes pour viser le meilleur diaphragme avec un reflex numérique), et nécessite donc un pied.

L’éclairage n’est pas assez puissant pour équilibrer les prises de vue intérieur-extérieur : seuls des flashs peuvent alors faire l’affaire. A ce titre le kit d’Interfit ne conviendra pas aux portraitistes exigeants qui lui préféreront la puissance des flashs… même si au total le contrôle de la couleur est bien plus approximatif et le moment de la conception de la prise de vue bien moins agréable avec ces derniers !

 

   

Ce matériel est en vente sur la boutique

 

Dernière modification : mai 2010

 

 

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