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Mon sac en technika 2000
Vous trouverez dans cet article une présentation de
ma chambre préférée, celle avec laquelle je vais jour après jour
chercher un peu de lumière. Je vais en dire du bien, pas parce que
je suis chauvin mais simplement parce que si j'en pensais le moindre
mal, j'en changerais aussitôt !
La totalité de l'équipement en ordre de marche (à pied)
est illustrée sur la vue ci-dessus. Au total 7,2 kg de matériel.
Soyons plus précis. Avec un poids pareil, on peut visiter un château le
dimanche, en posant son sac pour souffler dans chacune des pièces, pendant
que le guide donne des explications. Ce n'est déjà plus un équipement de
promenade, mais ce n'est pas encore une masse telle qu'on ne puisse plus
prendre des photographies que sur un parking !
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l'auteur
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Henri Peyre
Né en 1959
photographe
webmaster de
galerie-photo
professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de
Nîmes de 2002 à 2005
Formation : ingénieur IBM
et ancien élève des Beaux-Arts de Paris
Phonem
28 rue de la Madeleine
30000 Nimes
henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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Linhof Technika
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Voici le détail de l'équipement sorti du sac
1. la Technika 2000
2. le viseur zoom universel. Cet accessoire permet de choisir facilement ses
sujets. Il couvre les objectifs du 75mm au 360mm. Une bague de distance à 4
couleurs lui permet de corriger la parallaxe induite par sa position haute sur
la griffe d'accessoire de la Linhof. La visée est magnifique, plus belle
encore que celle de l'Hasselblad. Le viseur permet de se promener sans la
chambre, afin de déterminer rapidement le meilleur angle et le meilleur
objectif pour le sujet. Il m'arrive à vrai dire plus souvent de me promener
avec le sac complet, et le viseur simplement à la main. Ce viseur m'est
devenu absolument indispensable et il me permet de gagner un temps fou.
3. Le cordon de déclenchement. C'est un cordon de 50 cm. A moins on est
gêné, on sert la chambre de trop près et, si on est concentré sur le
sujet, on risque de donner un coup dans l'appareil et de le faire bouger au
déclenchement.
4. ce mètre de couturière me sert à calculer les compensations de lumière
en fonction de l'allongement du soufflet. J'ai en permanence dans mon sac les
abaques imprimées. Vous pouvez imprimer les vôtres depuis la page
http://galerie-photo.com/indice-de-soufflet.html.
Je profite souvent de l'énorme allongement de la Technika pour faire des
photographies à très faible distance du sujet. En mesurant directement
l'allongement du soufflet, je lis sur mes papiers la compensation à apporter
en terme d'ouverture de diaphragme.
J'ai également en permanence avec moi les tables de profondeur de champ
obtenues à partir de la feuille d'Excel sur ce site (calculer la profondeur de champ avec excel).
Je m'en sers sans arrêt, me fiant plus à elles qu'à l'œil au moment du
calcul de la profondeur de champ idéale.
5. J'ai été obligé d'acheter ce petit niveau chez Hama (ref.5411) pour une
trentaine d'Euros. Incroyable mais vrai, la Technika 2000 n'est pas munie d'un
niveau ! En paysage c'est un accessoire qui me semble indispensable pour
établir rapidement des horizons droits, et il ne suffit pas d'avoir des
niveaux sur le pied. Périodiquement je me dis que je vais même coller
directement le niveau sur la machine. Mais j'attends un peu que la chambre ait
pris quelques coups avant de coller l'indispensable accessoire sur le superbe
revêtement de l'appareil...
6. Mon flashmètre Minolta IV se montrant délirant sous les températures
caniculaires de l'été méridional (au moment d'ailleurs où mon Bosscreen de
son côté coince quelques bulles), j'ai choisi la très légère cellule CDS
Sekonic L188 pour le remplacer. Elle pèse moins de 50g, indique les
diaphragmes jusqu'à 64 et les temps de pose jusqu'à 2mn. Rien pour le flash,
mais ce n'est pas un gros manque pour un paysagiste amoureux des natures
ensoleillées...
7. Je ne pars jamais sur le sujet avec plus de 3 châssis. J'aurais même
tendance à considérer que 3 est encore un de trop. En réalité à la
troisième vue qu'on fait, si on fait les choses bien et qu'on pense à faire
le mieux possible, on est crevé. Ce n'est donc pas la peine de trop se
charger. Mes châssis sont des Fidelity standard. Il y a 2 vues par châssis,
donc je pars avec 6 vues. Cela fait 10 ans que j'ai les mêmes. Je les traite
avec douceur, je passe l'aspirateur avant d'y placer les films (dans
l'obscurité d'un manchon de chargement). Je les nourris de Provia 100F,
trouvant que c'est la pellicule qui rend les couleurs au plus près de la
sensation que j'en ai.
8. Ce voile de visée BTZS (autour de 80€ sur www.galerie-photo.net
) a remplacé depuis peu le pull-over qui me servait à la prise de vue. Le
pull-over me donnait en fait toute satisfaction. Mais je l'oubliais l'été.
La visée est effectivement plus limpide avec cet accessoire, mais il fait
surtout partie de mon équipement parce qu'il peut rester sur le sac sans
attraper toutes les poussières comme un vêtement. Du point de vue de la
visée, encore une fois je préfère le viseur multifocal. Comme pour la
netteté je me sers beaucoup des tables, il n'y a qu'un moment où je vérifie
netteté et organisation des couleurs sous le voile. Si vous faites de la
photographie rapproché il devient effectivement indispensable parce que le
viseur multifocal jette l'éponge en dessous de 2 mètres.
9. Le pied est un modèle de marque Velbon, le Sherpa 750.
Il n'a certainement pas été conçu pour une chambre. Il est assez léger
(mais est muni d'une colonne centrale qu'on peut lester), possède un système
de verrouillage rapide des pieds. J'en ai essayé pas mal, mais c'est le seul
pour lequel je me sois pris d'affection. Je le trouve parfaitement adapté à
la chambre. Sa seule faiblesse serait la crémaillère, naturellement
insuffisante pour tenir une Technika. Mais il ne faut pas exagérer. Il y a
mieux mais c'est toujours plus lourd.
10. Le sac est le Nova 4 de Lowepro. Très belle qualité avec ce qu'il faut
de rangement pour organiser son intérieur et y être à l'aise. Il permet de
se déplacer avec une allure encore modeste.
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Toujours prête !
Ma première chambre a été une monorail. Sur le terrain je
la trouvais trop fragile parce qu'aucune des pièces vitales (objectif,
soufflet) n'était protégée. Ces quelques vues de la Technika 2000 vous la
montrent ouverte, 15 secondes après qu'elle ait été sortie du sac. C'est une machine
merveilleuse pour le paysage parce que toute fermée c'est une coque d'acier
d'une robustesse sans égale... et pourtant elle est instantanément
déployée !
J'ai acquis récemment un objectif Rodenstock Apo-Sironar N 5,6/150mm (objectif
standard), celui qu'on voit ci-dessus. C'est en soi un excellent objectif,
mais il est aussi tout petit et tient dans la chambre celle-ci repliée. C'est
son énorme avantage. Linhof recommande la gamme Schneider, mais aucun 150mm
de Schneider ne peut faire son nid ainsi dans l'appareil. Le Rodenstock est
donc incontournable !
Universelle
Sur l'image précédente, une flèche rouge signale un des
très gros avantage de la Technika sur un certain nombre de chambres de
campagne : son capot avant est susceptible de s'effacer en basculant lors de
l'utilisation d'un objectif grand angulaire. Le dispositif est complété
d'ailleurs par une petite crémaillère de mise au point installée dans le
corps de l'appareil. Franchement je ne me suis jamais servi de cette dernière
puisqu'elle s'utilise avec de très grands angles... que je n'ai pas.
Je signale ce détail pour enfoncer un clou : celui de l'universalité de
cette chambre. Pour un paysagiste, c'est surtout avec l'allongement du
soufflet, encore une fois, qu'on fait la différence :
Regardez cette vue : |
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J'ai essayé de vous donner ici une idée de l'extraordinaire
allongement du soufflet que permet (avec une rigidité impeccable) ce bel
engin. Centimètre en main, on mesure 38 cm du plan film à la planchette
d'objectif (1) en position d'étirement maximum (en gris transparent je vous
ai figuré le boîtier en position avec un 150mm). J'utilise très souvent cet
allongement avec le merveilleux et tout petit objectif Nikon M9/300mm.
Pas de soufflet additionnel, pas de bague allonge, pas de
manipulation compliquée sur les rails. On positionne en les cliquant les
rails du porte-objectif, on tire sur les 2 verrous (5) du plan avant et on y
est !
L'ensemble des mouvements sur la planchette avant (3), la
possibilité d'escamotage du capot avec le très grand-angle (4) et les
mouvements arrières (sommaires mais suffisants) commandés par des boutons
(2) achèvent de donner à cette chambre une universalité réelle.
C'est un très bel objet, cher mais parfaitement raisonnable
si on veut bien examiner tout ce dont l'appareil est capable.
J'aurais envie de dire que c'est l'appareil idéal pour ceux
qui, comme moi, veulent une chambre qui puisse à peu près tout faire, soit
belle, simple et solide, une chambre qui vous ôte toute envie d'avoir les
autres en vous permettant avec discrétion de faire simplement tout ce que
vous désirez et soit assez légère pour vous permettre de l'emporter avec
vous.
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dernière
modification de cet article : 2002
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