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l'auteur

 

Henri Peyre
Né en 1959
photographe
webmaster de galerie-photo
professeur de photographie
à l'Ecole des Beaux-Arts
de Nîmes de 2002 à 2005

Formation : ingénieur IBM
et ancien élève des Beaux-Arts de Paris

Phonem
28 rue de la Madeleine
30000 Nimes
phonem.productivite@(ntispam)gmail.com
www.photographie-peinture.com
[acheter des oeuvres sur
www.nature-morte.com]



Organise
des stages photographiques
Exposition en cours :
Galerie La Quincaillerie, Barjac

 

 

 

Fujiquickchange : 
le châssis et la cartouche 4x5 en images

par Henri Peyre

Le mode d'emploi du châssis est à cette heure (novembre 2001) en japonais uniquement... 
Voici donc le mode d'emploi détaillé du châssis et notre opinion après usage !

Descriptif général

le châssis


fig.1

la cartouche


fig2

 

Chargement

 

Ouvrir le châssis au moyen du loquet d'ouverture.

Placer la cartouche dans le châssis. Le volet noir, fermé, apparaît dans la fenêtre du porte-cartouche.

Fermer le châssis.

Prise de vue

Placer l’ensemble dans l’appareil.

Reculer le verrou d'armement.

Tirer le volet (le plan-film à exposer apparaît dans la fenêtre) puis aussitôt le repousser vers l’appareil (le volet vient passer SOUS le plan-film, et le film est à l'air. C’est la grande différence avec un châssis normal dans lequel le volet reste toujours DEVANT le film lorsqu’il est repoussé . Autrement dit on prend la photographie VOLET REPOUSSE (il est simplement sous le film). Egalement cela signifie que la photographie DOIT ETRE PRISE. On ne peut pas cacher un plan-film appelé dans la fenêtre de prise de vue.

Eviter de tirer de ces deux façons.

Lorsque la vue est prise :
Tirer à nouveau sur le volet (cette fois-ci, et sans intervention, le volet ne vient pas seul : la cartouche au complet se déplace avec lui. Le plan film exposé descend automatiquement vers l’arrière du porte-cartouche).
Repousser le volet (le volet revient cette fois en place au-dessus du plan-film suivant). 
Le cycle de prise de vue est fini.

 

Résumé : en tirant toujours sur le même volet, on fait un aller/retour du volet avant la première vue pour "armer" (mettre la pellicule en position d’exposition). Le film est découvert et on DOIT exposer. Le même mouvement après l’exposition fait passer la vue exposée derrière et remet le volet en place. 

 

Le châssis ne craint plus la lumière et peut être retiré.

A chaque cycle complet du volet (chargement pour prise de vue, obturation par le volet), le compteur de vues s'incrémente d'une unité. 

A la 8ème vue le volet se bloque, empêchant que l’on puisse re photographier sur la première vue.

Un "E" s'affiche au compteur de vue.

A la dernière vue, la cartouche entièrement utilisée est sortie du châssis.

Maintenance du châssis

Un loquet permet de démonter le tiroir du châssis pour nettoyage.

 Le tiroir est remonté comme indiqué sur le schéma. 

 

Récupération de la cartouche

Lorsque les 8 plan-films de la cartouche ont été exposés, la cartouche est normalement envoyée telle que au laboratoire pour traitement. Les plus bricoleurs peuvent néanmoins la vider pour n’envoyer que les plans-films au labo et la recharger eux-mêmes. Nous décrivons ici les deux manipulations que nous avons essayées et donnons notre avis sur leur difficulté et leur intérêt.

A/ Récupération de la cartouche

1/ Se mettre au noir dans un manchon. Décrocher le clip de fermeture de cartouche (fig.3) en le tirant vers l’extérieur par un des angles

2/ Appuyer sur le cran de déverrouillage de cartouche (fig.2) et tirer le volet ainsi libéré vers l’extérieur.

3/ Les plans-films sont libérés. Ils apparaissent montés dans des mini-châssis (fig.3) d’où ils sont assez faciles à extraire (pour rentrer de nouveaux films dans ces châssis à la réutilisation il faut batailler nettement plus... et ce n’est vraiment pas commode dans le noir. Il faudra vous entraîner à la lumière ! Vous serez obligés d’y mettre les doigts et le risque d’amener de la poussière est important)

4/ Terminez l'opération de déchargement en plaçant vos plan-film dans l’emballage d’expédition au labo que vous aurez prévu.

Sortez l'ensemble du matériel du manchon.

 

 

B/ Réutilisation

1/ Faites la lumière. Remettez le compteur à 1 au moyen d’un objet un peu pointu  (petit tournevis par exemple). Vous n’arriverez pas à faire cette opération dans le noir. Dans le jour c’est facile comme tout.

2/ Nettoyez sérieusement l’ensemble des châssis et le porte châssis pour enlever toutes les poussières. Remettez l’ensemble dans le manchon avec votre nouvelle boîte de plan-film.

3/ Chargez chacun des 8 mini-châssis... vraiment de loin l’opération difficile et dangereuse !

4/ Remettez les mini-châssis au dessus du ressort en pile dans leur logement et remettez le volet.

5/ Crantez enfin le clip de fermeture de cartouche.

Votre chargeur est de nouveau prêt pour 8 vues, avec le film que vous avez choisi.

Intérieur


fig3

Notre opinion sur l'emploi de ce dos avec le rechargement 

La pratique du rechargement par soi-même nous semble faisable mais pas évidente pour 2 raisons : 
1/ La mise en place des plan-films n'est pas commode. Les plan-films ne glissent pas aussi facilement dans ces mini-châssis que dans des châssis réels. 
2/ Le risque d'apporter des poussières est évident.

Pour autant, le système de chargement de Fuji nous semble excellent parce que : 
A/ il permet d'éviter complètement les fastidieuses opérations de mise sous châssis des plan-films avant d'aller sur le terrain 
B/ il garantit des plan-films absolument exempts de poussière, puisque le chargement en labo est bien plus propre "qu'à la maison". 
C/ on sort avec un matériel compact, 8 vues prenant la place de 4 (2 châssis standard) avec un système vraiment commode.
D/ on ne peut pas exposer accidentellement 2 fois les vues.

En d'autres termes. Il nous semble que vouloir absolument recharger ses châssis si on fait de la Provia 100F (pellicule proposée en chargeur) est absurde parce qu'on perd les avantages A et B.

Un photographe séduit par les avantages C et D pourra probablement trouver plaisir à recharger un chargeur récupéré avec la pellicule de son choix. Pour notre part, photographiant en Provia 100F et ayant pu évaluer la difficulté du rechargement et le risque de poussière, nous ne nous voyons pas recharger nos cartouches, les avantages A et B nous semblant absolument déterminants. Le système utilisé avec rachat de nouvelle cartouche à chaque fois revient certes un peu plus cher que l'emploi de châssis traditionnels mais il permet très heureusement de se concentrer sur l'essentiel : la prise de vue !

 

voir aussi la présentation générale du Fujiquickchange

 

dernière modification de cet article : 2001

 

 

 

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pour toute remarque concernant les articles, merci de contacter henri.peyre@(ntispam)phonem.fr

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